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Le Réseau Liberté-Québec prend forme
QUÉBEC, le 1er septembre 2010 – Les organisateurs du Réseau Liberté-Québec (RLQ) dévoilent aujourd’hui les détails sur cette nouvelle organisation vouée à promouvoir des idéaux de liberté et de responsabilité individuelle au Québec. Le site Internet de l’organisme a été mis en ligne ce matin et est accessible à l’adresse http://www.liberte-quebec.ca.
Certains détails de l’événement du 23 octobre, qui a été évoqué dans différents médias depuis deux semaines, sont également rendus publics ce matin. Convaincu qu'il existe un marché politique constitué de gens qui souhaitent de sérieuses réformes au Québec, Réseau Liberté-Québec propose une journée de conférences, de réseautage et d'échanges à l'intention de gens qui partagent un même diagnostic de l'état du Québec et qui croient que le modèle québécois a atteint ses limites.
« Plus spécifiquement, l’événement intéressera tous les Québécois qui se situent à droite sur l'échiquier politique. N'ayons pas peur des mots: cette première au Québec est une occasion de regrouper et réseauter les forces réformatrices du Québec », a affirmé Joanne Marcotte, porte-parole du RLQ.
Pour l’occasion, les participants pourront entendre une série de personnalités issues des milieux politique, médiatique, académique et économique. Les noms des conférenciers et des panélistes seront dévoilés progressivement d’ici la fin du mois de septembre.
Les personnes intéressées à participer à l’événement peuvent dès maintenant s’inscrire en ligne à l’adresse mentionnée ci-haut. La conférence se tiendra à l’Hôtel Gouverneur de Sainte-Foy et le prix d’entrée, incluant le dîner, est de 25.00$.
http://www.liberte-quebec.ca/index-3.php?news=3
Procès des Hell's 2003 - Charest aurait-il menti ?
Le PQ réclame la suspension de son ancien attaché politique, Denis Roy
Antoine Robitaille 28 août 2010
Or, en chambre, en 2003, Jean Charest avait formellement nié que cette intervention ait eu lieu. Les 22 et 23 octobre, le critique péquiste Stéphane Bédard avait demandé au premier ministre de dire si « quelqu’un de son cabinet ou du Conseil exécutif est intervenu de quelque manière que ce soit auprès du procureur général, de son entourage ou du ministère, dans le dossier du mégaprocès des Hell’s Angels ».
La réponse de Jean Charest fut : « S’il est en train de nous demander si, oui ou non, moi je suis intervenu, si j’ai posé des gestes, ou quelqu’un de mon bureau, dans une affaire qui est devant les tribunaux, la réponse, évidemment, c’est non. Ça ne peut pas être autre chose que ça, parce qu’on respecte intégralement le mandat qui nous est donné. » Plus tard, Stéphane Bédard, fils de l’ancien ministre de la Justice, Marc-André Bédard, est revenu à la charge. Il a rappelé que « le procureur général jouit d’une indépendance absolue et que, d’aucune façon, il ne doit rendre compte ni au premier ministre ni au cabinet de ses interventions ou de ses décisions ».
Au dire de Bédard, les pouvoirs du procureur général « sont assimilables à [ceux d’] un juge qui exerce dans ses fonctions ». Puis il reprend sa question. Nouvelle réponse du premier ministre : « Il n’a jamais été question d’aucune intervention ou de pression sur quiconque, jamais, jamais, dans cette affaire-là », insiste-t-il.
Au cabinet du premier ministre, hier, on a nié que Jean Charest, à l’époque, ait dit le « contraire de la vérité », selon l’euphémisme employé couramment en chambre. « Ce que le premier ministre disait, a soutenu le porte-parole, Hugo D’Amours, c’était que personne n’est intervenu dans le procès. Justement, on voulait que ça se fasse sans intervention. C’est exactement ce que Denis Roy a dit cette semaine et c’est ce qu’il a demandé au ministre à l’époque : de laisser le procureur faire son travail. »
Roy devrait être suspendu
Selon la critique péquiste Véronique Hivon, Denis Roy n’est peut-être pas intervenu dans le procès lui-même, mais il est intervenu dans le travail du procureur général. Ce qui violait un « principe sacré », celui de l’indépendance du procureur général. Elle a réclamé hier, en conférence de presse, que Denis Roy soit suspendu de ses fonctions de président de la Commission des services juridiques jusqu’à la fin de l’enquête du Barreau. La suspension s’impose, selon elle, d’autant plus que la charge de président de cette commission est « extrêmement importante » : « superviser l’ensemble du réseau d’aide juridique ». Mme Hivon a fustigé le nouveau ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui a refusé mercredi et jeudi de se prononcer sur la conduite de M. Roy. Hier, le porte-parole de M. Fournier a répété qu’il s’en remettait à l’enquête du syndic du Barreau.
Mme Hivon s’inquiète du comportement de M. Fournier, à qui elle reproche de n’avoir demandé « aucune explication sur ce qui s’est passé ». Elle-même ancienne attachée politique au cabinet de Linda Goupil, ex-ministre de la Justice péquiste, Mme Hivon a soutenu que le bureau du premier ministre de l’époque respectait la règle de l’étanchéité entre le procureur général et le politique.
Bastarache : prolongation réclamée
Par ailleurs, la commission Bastarache vient à peine d’entamer ses audiences pour ses quelque 40 témoins que déjà elle s’apprête à réclamer une prolongation de son mandat, a confirmé hier son porte-parole, Guy Versailles. Dans le décret du 14 avril qui l’a créée, le gouvernement avait fixé au 15 octobre la date du dépôt du rapport. Dès le jour de sa nomination, dans une entrevue accordée au Devoir, le commissaire Bastarache avait émis des doutes quant à sa capacité de respecter cette échéance. Il avait expliqué que le mandat à partir duquel il avait pris sa décision était plus restreint que celui qui se trouvait dans le décret : « Au départ, lorsque j’ai accepté, je pensais qu’on ne parlait que de la Cour du Québec : là, je comprends qu’on parle aussi [des nominations au] Tribunal administratif du Québec et aux cours municipales, et je ne sais pas exactemnt comment ça va compliquer les choses, élargir le nombre de témoins », avait-il dit le 14 avril.
La péquiste Véronique Hivon s’est montrée peu étonnée, martelant que cette tribune, devant laquelle le PQ n’a pas réussi à obtenir le statut de participant, « n’est pas la bonne ». Elle estime « que M. Charest est pris à son propre jeu, parce que les Québécois vont être de plus en plus frustrés de voir que leur argent, leurs millions [...] qui effectivement vont aller en s’empilant, vont servir à la mauvaise commission, qui ne réussira même pas à aller au fond des choses ». La commission devrait coûter de cinq à six millions de dollars.
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