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samedi, mars 19, 2011

J'arrive d'assister à la consultation du maire Labeaume à Ste-Foy (Un tramway, avec ça?)

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Ce que j'en retiens (c'est bien personnel):
Vous n'apprendrez rien de nouveau si vous avez encore en mémoire les chiffres du point de presse conjoint avec PKP.

Un avalanche de chiffres qui ne peuvent être contestés que par un spécialiste de chiffres.
Donc peu ou pas d'opposition.

Il n'y aura pas de dépassements de coût parce que...
Monsieur Labeaume n'en veut pas.
Ne l'imagine pas.
N'en n'aura pas.
Ne veut même pas inclure cette hypothèse dans ses calculs.
Les dépassements de coûts, ça arrive à Montréal, pas à Québec.

Pour tout le reste, les autres questions, c'est très scientifique :«Faites-moi confiance» répond le maire.

Ah oui, sur ce beau sundae qu'on nous a présenté, François Picard a ajouté une cerise. J'ai noté ses propos exacts:
«Éventuellement, il y aura la ligne de tramway qui arrivera sur le site de l'amphithéâtre.»
Donc, non seulement le tramway dont Labeaume ne voulait pas parcourera les axes nord-sud et est-ouest, mais en plus, lors de son passage sur la 1ère avenue vers la 41ième rue, il va faire un croche par la 18ième pour revenir par Soumande, probablement.
C'est pas beau, ça?

Finalement, précision du maire: les élus et les  anciens élus (?) de la Ville n'ont pas droit de parole dans le cadre de ces consultations.
(Un genre de semi-démocratie, quoi?)










;-D

vendredi, mars 18, 2011

Avez-vous 5 minutes, docteur?

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En cette semaine de budget, alors qu’on tente de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, un proche a eu des problèmes de santé.

Vendredi soir dernier, bien que dans la jeune trentaine, on a constaté que sa pression artérielle était anormalement haute. Il lui a fallu se rendre passer de longues heures à l’urgence pour avoir ce diagnostique. Près de 12 heures, pour être précis.

Aujourd’hui, on ne prescrit plus, à l’urgence, on recommande. On lui a donc recommandé de rencontrer le plus rapidement possible son médecin de famille afin de se faire prescrire une médication adéquate. Au matin, il a appelé pour un rendez-vous: «fin juillet», lui a-t-on dit. Il n’avait donc, littéralement, qu’à prendre son mal en patience.

La semaine passe. Mercredi matin, il s’est blessé au poignet alors qu’il était au travail. Les règles sont strictes, dans l’entreprise privée: vas voir un médecin, demandes-lui de compléter ce formulaire à l’attention de la CSST et de nous remettre une en même temps note afin qu’on t’assigne aux travaux légers.

Il a donc quitté son travail pour se rendre à sa clinique familiale, qui reçoit aussi des patients sans rendez-vous. 10 heures du matin, bondée! On lui dit de ne pas attendre inutilement, de revenir vers la fin de l’après-midi. Ce qu’il fait. 16 heures 30 : la clinique est encore plus bondée. Elle déborde, même.

On lui recommande de se rendre dans une urgence, qu’il aurait plus de chance d’y faire examiner son poignet rouge d’enflure. Il entre à l’hôpital le plus près à 18 heures. Il passe par l’inévitable triage, et il attend. Et il attend. Lentement, un à un,  d’autres patients dont les besoins sont manifestement plus urgents que le sien défilent vers les salles privées.

21 heures… 23 heures 50…2 heures 25… Finalement, à 4 heures 45, on l’appelle… Pour lui dire qu’il  ne pourra pas voir de médecin, trop débordés qu’ils étaient en cette nuit somme toute normale à l’urgence : trop de patients pour trop peu de personnel. C’est pas leur faute.

On lui recommande (on recommande beaucoup, dans notre système) d’aller se présenter à sa clinique familiale, celle d’où il arrivait la veille.

Il s’y présente à 8 heures, attendant avec déjà d’autres patients l’ouverture prévue pour 9 heures. Il s’inscrit, et il attend.  Vers 11 heures 30, il rencontre l’infirmière en charge du triage. La raison de sa visite? Son poignet toujours aussi foulé, et cette tension artérielle pour laquelle il doit rapidement consulter un médecin.

Oups! Au sans rendez-vous, quand on est débordé, les docteurs ne peuvent allouer que cinq minutes par client. Pas une minute de plus. Impossible donc de consulter pour deux malaises physiques, aussi incommodants ou sérieux soient-ils.

Il doit donc choisir: soit il voit le médecin pour sa tension, et il aura alors vraisemblablement une ordonnance et les recommandations (encore) d’usage,  soit il ne le voit que pour son poignet, pour se fait prescrire un onguent et une orthèse, pour lui demander de compléter le formulaire pour la CSST, et pour qu’il puisse retourner travailler le lendemain. En espérant que sa tension surélevée ne lui fasse pas exploser les artères d’ici juillet. Le poignet ou les artères? L’auto ou la bicyclette? L’œuf ou l’argent?

Il choisit le poignet, se disant qu’il valait mieux travailler, que si ses artères le lâchent, il aura au moins quelques sous pour payer ses pilules.

Cinq  minutes. En bout de ligne, c’est tout ce qui vous est alloué pour prendre soin de votre santé, après qu’on vous ait saigné de votre dernier sou noir. Mais on est gentils, on vous laisse le choix. Aujourd’hui, au menu, le spécial cinq minutes du chef, c’était les articulations ou les artères.

Ce système se dégrade de jours en jours. Et c’est pas un budget insipide dont tous les fils dépassent qui va y changer quelque chose. Pas tant qu’on sera géré ainsi par une bande d’inconscients!











;-D

mercredi, mars 02, 2011

Amphithéâtre de Québec - « Hi, I’m a groupie »

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« Hi, I’m a groupie ». C’est ainsi qu’un beau brin de fille s’était présenté à notre porte quand je faisais de la musique avec un groupe de New York.

Nous nous sommes poliments désistés, et lui avons fermé la porte au nez. Jamais plus entendu parler. C’est bien d’avoir des fans, mais pas simplement parce qu’on a l’expression «Rock Musician» écrit dans le dos. On veut être reconnus pour ce qu’on fait, que notre musique soit jugée sur sa qualité. On s’attend à ce que le public fasse preuve de sens critique. Et tant pis si on passe à côté de quelques heures de bon temps avec la dame.
(That’s a true story, Kate)

Je repensais à cette histoire, ce matin, en écoutant et en lisant le concert d’éloges et de compliments à l’endroit des messieurs Labeaume et Péladeau. Éloges pleinement méritées, à n’en pas douter.

Mais je me demandais : Où est passé notre sens critique?
Je fais mon gros possible, je cherche, mais je ne trouve pas.
Si vous entendez un animateur, un observateur ou un chroniqueur, ce matin, qui a encore un petit brin de ce sens critique, pourriez-vous me le faire savoir?
Si vous lisez une  interrogation, une toute petite remise en question concernant le gros lot qu’on vient de gagner collectivement, pourriez-vous me les montrer?
On dirait qu’on a tous foutu le gros bon sens dehors pour laisser la chaise libre à MM Labeaume et PKP.

Et pour agrémenter le tout («tous ensemble pour les haïr» disent les meneuses de claque), en filigrane, on a l’impression d’assister à des téléthons pour acheter du goudron et des plumes en vue du lynchage public des élus qui émettent des réserves. Mais ça, c’est une autre histoire.

Pas une critique, pas une question. Y en n’aura pas de dépassements de coûts. Y en aura pas de projets déficitaires.
Cibole, le maire Labeaume a révélé en pleine radio ce matin que Gary Bettman l’a appelé (pas le contraire, l’appel venait de Bettman) pour lui rappeler qu’aucune promesse n’avait été faite à la Ville de Québec.
Ça sonne pas une cloche, ça?
Les gens qui se sont manifestés dans le cadre de cette grande marche écarlate pour que les gouvernements cessent de prendre notre petit change dans nos poches? Ils sont où?

Et les animateurs critiques, toutes stations confondues, ils critiquent quoi, ce matin, à part le silence du fédéral?

Nos savants analystes? Nos éditorialistes, qui sont tellement éclairés qu’ils nous indiquent quoi penser. Où sont-ils tous, ce matin? C’est à croire que les points d’interrogation ont soudainement disparus de leurs claviers!

Taboire, quand c’est trop beau pour être vrai, ça ce peux-tu que ce soit trop beau pour être vrai?
N’y aurait-il pas une ou deux questions à poser, ne serait-ce qu’au nom du «droit sacré du public à l’information», comme on nous le répète si souvent?

Où apparaissent les possibilités de dépassement de coûts, dans le plan présenté?

Qui va payer 150.00 $ pour aller voir Madona en janvier quand elle aura été annoncée gratos au prochain festival d’été?

Pour un contrat comme vient de le signer la ville, est-on allé en appel d’offres?

On parle d’engagements de 25 ans. L’inflation, dans tout ça?

Et la syndicalisation mur à mur pour tout ce qui touche le municipal, hein?

C’est pas parce que monsieur Péladeau vient de gagner une bataille qu’il pourra leur fermer la porte. Au Québec, il y a des lois qui appuient les centrales syndicales qui veulent s’imposer. Ça va coûter combien de plus? Et s’ils font la grève, on retourne Céline sur les Plaines? En plein mois de mars?

Juste pour la forme, quelques questions, est-ce trop demandé?

Le Bon Dieu sans confession, avec ça?

PS.: Bonne nouvelle – On m’informe que sur RadioPirate, ce matin, on a posé de bonnes questions. Si vous trouvez l’audio, je vais le publier ici.










;-D

dimanche, février 13, 2011

Je suis mon cri (ici et ailleurs)

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Je suis mon cri (ici et ailleurs)

Tu es né libre, m'a-t-on dit
Tu seras grand, m'a-t-on dit
Mais ce qu’on ne m'a pas dit
C'est que m'exprimer me serait interdit

On tente de me faire taire
Je ne peux plus commenter mes propres commentaires
Comme si tout ce que je dis, ce que j'écris, était pamphlétaire
Leurs vœux seraient-ils que je me terre?

Qu'ils soient rouges, qu'ils soient bleus,
Ils sont tellement sourcilleux
Qu'on me qualifie de «râleux».
On targue mes propos de frauduleux.

Ils se qualifient de grands démocrates
Alors que leurs gestes sont autocrates.
Ils me voudraient soumis comme un bureaucrate
Pendant qu'ils gèrent en rois ploutocrates

Ma voix, c'est ma liberté de dire
Ma plume, ma liberté d'écrire
Je veux le droit de tout contredire
Sans qu'on y voit partout du délire

Je veux ma société libre
Avec ma pensée en équilibre
Je veux que chacune de mes fibres
Puisse se regarder et dire : je vibre!

Je le veux pour mes parents
Je le veux pour mes enfants
Qu'ils puissent aller de l'avant
Qu'ils puissent se sentir forts et puissants

Vous devant moi, adversaires qui m'écoutez
Parlez, écrivez, laissez votre pensée éclater
Mais surtout, laissez-moi m'exprimer
Au nom de notre commune liberté

Cessons de gaspiller nos forces
Dans ce coûteux divorce

Cessons ces batailles puériles
Qui n'aboutissent qu'à des conclusions stériles

Cessons de faire la sourde oreille
Gardons notre esprit en éveil

Ma volonté, c'est mon cri
Mon intelligence, c'est mon cri
Ma liberté, la mienne, la vraie, c'est mon cri
Car en toute fin, je suis mon cri!













;-D

samedi, janvier 22, 2011

Rapport Bastarache : Jos Public n’est pas joyeux

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Jos Public n’est pas joyeux

J’ai croisé Jos Public, cette semaine, au café du coin.

Vous connaissez Jos: Un homme tranquille, réservé, peu bavard, mais très attentif à ce qui l’entoure. Quand il s’exprime, il parle comme vous et moi, et on dirait le gros bon sens incarné.

Il avait devant lui le quotidien du jour, celui qui rapportait les réactions au rapport du commissaire Bastarache. Et il n’avait pas l’air joyeux, notre Jos.

«Je comprends que le rapport soit discutable» lui dis-je, «mais avoues que pour toi, Jos Public, ce fut l’occasion de comprendre comment ça se passe, la nomination des juges. Et en démocratie, c’est important, non?»

    «Ouain», répondit-il, «mais ça m’a surtout permis de comprendre que mon cynisme envers la classe politique et ce qui l’entoure est bien justifié. Je me doutais qu’il y avait de l’entourloupette, mais à ce point!

    En écoutant la commission et en entendant monsieur Bastarache présenter son rapport, j’ai eu la confirmation que des avocats donnent à la caisse et s’attendent à un retour d’ascenceur, comme une nomination à la magistrature. Ça a été dit et accepté en preuve.

    J’ai eu la confirmation que des administrateurs donnent à la caisse et s’attendent à un retour d’ascenceur, comme une nomination à la tête d’une société d’état. Ça a été dit et accepté en preuve.

    Moi, Jos Public, j’en conclus donc que lorsqu’un entrepreneur, le propriétaire d’une entreprise de construction ou de tout autre compagnie offrant des services, donne personnellement à la caisse d’un parti, il s’attend à un retour d’ascenseur, pour lui ou pour sa compagnie. Non? Même monsieur Fava a admis qu’il proposait des candidatures, mais que les juges, ça ne l’intéressait pas. On est donc en droit de penser à d’autres sortes d’entrepreneurs, des hommes d’affaires. Si tel est le cas, si ces gens donnent au parti et reçoivent du gouvernement en retour, on appelle ça de la corruption, et ça nécessite une enquête publique. Mais on n’écoute pas Jos Public quand il demande ça.

    On a même appris qu’au bureau de monsieur Charest, il y a cette dame, très gentille, j’en suis certain, qui est payée par l’Assemblée nationale pour travailler auprès de notre Premier ministre, mais dont une des fonctions est de recevoir les recommandations des argentiers du parti. Recommandations qu’elle note, et qu’elle refile à son patron lorsque vient le temps d’une nomination. La banque de candidats, elle a une couleur, au bureau du Premier ministre : rouge ici, bleue là. C’est normal, et c’est acceptable, selon monsieur Charest. Et selon monsieur le commissaire.

    Des politiciens qui s’accusent, des avocats qui se contredisent l’un l’autre sous serment, des témoins qui pensent plus à leur avancement professionnel qu’à la vérité : c’est ça que je retiens de la commission Bastarache. Je réalise que mon cynisme est justifié. On me l’a démontré dans une téléréalité morbide, jusqu’au pathétique rapport final, qui me rappelle tristement qu’il n’y a aucune volonté de changement, que le politicien, il se balance de Jos Public.

    Oh oui, on va s’en rappeler, de la commission Bastarache. On se rappellera que cet été là, les politiciens et leurs lèche-fond-de-culottes sont venus devant les caméras pour nous dire qu’ils se foutent de Jos Public, de ce qu’il pense, de ce qu’il veut, et de ce dont il a besoin.

    Ils s’en foutent, parce que quand viendront les élections, ils vont nous rappeler qu’ils nous ont donné un bel amphithéâtre, et ils vont nous en promettre d’autres, dans toutes les villes, et dans tous les villages. Et on va les croire. Et on va voter pour eux. Encore. Ou pour l’autre.

    Ils sont tous pareils.»


Puis Jos Public s’est à nouveau replié dans son silence.

Non, Jos Public n’est pas joyeux, par les temps qui courent. Mais méfiez-vous, il n’est pas résigné pour autant. Un matin, Jos Public va se lever, et il va parler… Fort! Assez fort pour que ceux qui se sont fait élire sous de fausses promesses l’entendent. Et le craignent tellement qu’ils n’auront d’autre choix que de l’écouter.


http://lesanalystes.wordpress.com/2011/01/21/jos-public-n%E2%80%99est-pas-joyeux/












;-D

vendredi, janvier 14, 2011

À choisir, je préfère Voltaire : c’est notre liberté d’expression qu’on tue petit à petit

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Voici la petite histoire d’un gros épais, un bon « redneck »,  un soir, dans un bar, qui regarde Musique Plus à la télé, et qui commente à haute voix. Un bon Elvis Gratton comme on en rencontre parfois. Et il dit :

    « Non, mais, regardez-moi ces bozos…
    Eux-autres, ils l’ont, l’affaire!
    Y jouent de la guitare sur Musique Plus!
    C’est pas travailler, ça. Eux-autres, ils l’ont, l’affaire.
    Gagner de l’argent à ne rien faire, et avoir les filles, en plus.
    Non, ces gars-là, c’est pas des caves.
    Au pire, une petite ampoule sur le petit doigt.
    Au pire, une petite ampoule sur le pouce.

    Moi, j’installe des fours micro-ondes.
    Dans des cuisines sur mesure
    Je transporte des réfrigérateurs
    Je livre des télé-couleurs

    (Non,  mais avez-vous vu ce gars-la ?
    Une moumoune, avec sa boucle d’oreille et son maquillage.
    Pis c’est ses vrais cheveux, en plus!
    Cette moumoune a son propre jet.
   
Cette moumoune est millionnaire.)

    J’aurais du apprendre à jouer de la guitare
    J’aurais du apprendre à jouer de la batterie.
    Regardes cette fille : elle se les montre en plein dans la caméra.
    On pourrait quasiment les toucher.
    Et lui, il fait quoi?
    Il frappe sur ses bongos comme un chimpanzé.

    Mais regardez-moi ça :
    C’est pas travailler, ça.  Lui, il l’a, l’affaire!
    Tu joues de la guitare sur Musique Plus!
    De l’argent à ne rien faire, et les filles gratis
    De l’argent à ne rien faire, et des filles gratis »


Ça vous choque? Non? Ah bon. Pourtant, ça a choqué une dame. Dans les maritimes. Voyez-vous, le texte qui précède est la traduction libre de la pièce « Money for Nothing » du groupe britannique Dire Straits, une chanson écrite il y a 25 ans.

Vingt-cinq ans plus tard, la dame s’est soudainement dite offusquée du paragraphe où l’épais traite l’artiste d’efféminé :

    (See the little faggot with the earring and the makeup
    Yeah buddy that’s his own hair
    That little faggot got his own jet airplane
    That little faggot he’s a millionaire)


Elle a porté plainte au Conseil canadien des normes de la radiotélévision. Qui lui a donné raison. Il a jugé cette chanson inadéquate pour les ondes canadiennes. Sur cette seule et unique plainte de cette seule et unique madame. On a mis la chanson à l’index. Il est désormais interdit d’en faire jouer la version intégrale, parce que la madame croit que le mot «faggot» (efféminé) insulte les homosexuels. Qui eux, ne se sont jamais plaint.

Avec de tels règlements, c’est notre liberté d’expression qu’on tue petit à petit. Si on se fie à la logique de ce jugement, il faut définitivement retirer Elvis Gratton de la télé, des cinémas et des clubs vidéo. Exagéré comme conclusion? Non, vous le savez bien.

À la lumière de cette décision, allez vider votre discothèque, allez vider votre vidéothèque.

Oh mais avant, prenez une petite minute, et relisez Voltaire :

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

À choisir entre Voltaire et le CCNR, je préfère Voltaire. Et vous?


;-D

samedi, janvier 08, 2011

La grosse autruche -- la gauche a la tête dans le sable

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Imaginons que Provigo boycotte l'ouverture d'une chaine concurente parce que ses prix et son service sont concurrentiels...

Imaginons que le parti au pouvoir refuse l'arrivée d'un nouveau parti d'opposition sous prétexte que ce dernier accepte d'écouter la population.

Imaginons que Hummer demande une injonction contre un nouveau frabricant de VUS parce que ses produits sont plus économiques et plus rationnels écologiquement parlant.

Imaginons que le club de hockey Canadien refuse d'affronter une autre équipe ce soir parce que cette dernière fait preuve de plus de cohésion?

Inimaginable, dites-vous?

Pourtant, au Québec la gauche met tout en oeuvre pour ne pas être confrontée par la droite.

Une grosse autruche avec une toute petite tête dans un grand trou dans le sable. Et avec les budgets des syndicats, ils fournissent les pelles.









;-D

mardi, novembre 23, 2010

Cher Père Noël, mon politicien préféré est Jean Charest

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Trouvé sur le Web, et malheureusement anonyme:

Cher Père Noël, je serai bref.
L'année dernière tu m'as pris mon chanteur préféré Michael Jackson, mon acteur préféré Patrick Swayze et mon actrice préférée Farrah Fawcett. Tout récemment, tu m'as pris mon entraineur préféré, Pat Burns...
Je voulais juste te dire que mon politicien préféré est Jean Charest et que j'ai été très sage cette année.











;-D

samedi, novembre 20, 2010

La semaine politique en quelques titres : «Le téléthon de la paralysie libérale»

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Vous l'avez tous entendu, hein?

JEAN CHAREST EST UNE VICTIME! "Il s'est dit blessé par des attaques incessantes et injustifiées, se positionnant en victime de ses adversaires adéquistes et péquistes"

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201011/14/01-4342594-jean-charest-se-dit-victime-de-denigrement.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_2238_section_POS3


"Quand on est dans le trou, la première chose à faire, c'est d'arrêter de
creuser, non pas de creuser moins vite." - Adrien Pouliot est membre du
C.A. de l'IEDM
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201011/12/01-4342236-depenses-ne-creusons-plus-le-trou.php


Jean Charest a tenté une approche plus directe avec Gérard Deltell. Il lui a laissé ce message sur sa boîte vocale:

PARLE PLUS BAS


http://www.youtube.com/watch?v=N6iXbzybCtM


Journal de Québec Politique - Une pétition pour la démission de Jean Charest
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1123/index.html#conditions


LAVAL : Le maire Vaillancourt aurait offert 10 000 $ comptant à Serge Ménard
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/11/15/007-vaillancourt-menard-argent.shtml


Le blogue de Michel Hébert : Jean Charest, 1998-2011


La carrière politique de Jean Charest finira en 2011. Je ne peux pas vous dire d’où je tiens cette certitude. Ce serait trop long à expliquer. Mais je suis presque totalement convaincu, oui, ça achève…

http://blogues.canoe.ca/michelhebert/general/jean-charest-1998-2011/


Question hypothétique: Si un homme trouve normal d'offrir de l'argent comptant en espérant un retour d'ascenceur, comment réagit-il quand on lui offre de l'argent?



La mise-en-demeure est à la mode, par les temps qui courrent.
Mise-en-Demeure-R-Us fait des affaires d'or!


Le blogue de Michel Hébert : Seul au monde

La FTQ s’étant rangée à l’opinion généralisée au Québec, le gouvernement libéral de Jean Charest n’a plus personne pour soutenir sa position et dire avec lui non à une enquête publique sur le crime organisé dans l’industrie de la construction.

http://blogues.canoe.ca/michelhebert/general/seul-au-monde/


Rappel: Des origines de l'expression «famille libérale» dans le récent discours politique

«Quand on ne veut pas faire partie de la «famille» libérale, on vit avec les conséquences.»
-- Marcel Leblanc devant la commission Bastarache, 16 eptembre 2010


YGRECK : Seul-au-monde

http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef0134892cd3bd970c-popup


"Dans le lourd climat de suspicion qui règne au Québec, ce n'est peut-être pas de François Legault dont nous avons besoin, mais d'Alain Gravel !" - Pierre Duhamel. Trop bon!

L’inévitable commission d’enquête | Pierre Duhamel

http://pierreduhamel.ca/2010/11/18/linevitable-commission-denquete/


Quel grand tribun, ce Sam Hamad. Ce matin, en réponse à une question de Sylvie Roy, de l'ADQ, concernant les révélations sur Duchesneau:

«Monsieur le Président, je pense qu'Éric Caire a raison, si on cherche des amateurs, ils sont la-bas, devant nous. Je pense que le maire Labeaume a raison, si on cherche des grands tal...ents, ils sont la-bas, devant nous.»

Édifiant, hein?


Y a-t-il un menteur dans la salle?

http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=800&h=800&img=051_8596_205983.jpg&rand=8


Z'êtes bien assis? Z'avez tous une poignée dans le dos? Moi, j'arrête ici, sinon, je vais dire des grossièretées. Lisez plutôt:

Le contenu de l'enveloppe explique « comment faire du porte-à-porte », un document de 13 page que le maire de Laval Gilles Vaillancourt dit avoir offert dans une enveloppe blanche à Vincent Auclair et à chacun des candidats qui venaient dans son bureau...

http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2010/11/20101118-172347.html


Les Québécois croient la province corrompue

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/11/20/001-sondage-vaillancourt-corruption.shtm



Vaincre l'Hydre de Lerne

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201011/19/01-4344567-vaincre-lhydre-de-lerne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B22_chroniqueurs_255095_section_POS1


Non mais, quel bon titre...

Le téléthon de la paralysie libérale...


http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201011/19/01-4344609-le-telethon-de-la-paralysie-liberale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B22_chroniqueurs_255095_section_POS2


THE MONTREAL GAZETTE : Time to bite the bullet, Premier Charest

The Gazette November 20, 2010

It was another big week for scandal -or at least the perception of scandal -in Quebec. The firestorm of demand for a full inquiry into construction contracts, party fundraising, and municipal corruption blazed hotter than ever, sucking in oxygen from a drum roll of accusations and insinuations.
 
http://www.montrealgazette.com/opinion/editorials/Time+bite+bullet+Premier+Charest/3859386/story.html

dimanche, novembre 07, 2010

Merci Michel, merci Réjean, merci Claudette, merci pour l'Alliance sociale

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Il faut remercier publiquement l'Alliance sociale...
Après tout, si, suite au colloque, les médias avaient décidé de regarder ailleurs, du côté de Legault, par exemple, le RLQ aurait facilement pu sombrer dans l'oubli et l'ignorance, tel un feu de paille de quelques heures à peine.

Grâce à la mise sur pied de l'Alliance sociale, qui a entre autre pour but d'attaquer le RLQ et ses fondateurs (souvenons-nous que dans le cadre de récentes rencontres avec ses membres, Michel Arseneault identifie à répétition Éric Duhaime comme l'enemi à abattre), le RLQ revient quasi quotidiennement dans l'actualié.

Merci Réjean.
Merci Michel
Merci Claudette

Les Duhaime, Marcotte et Sénéchal ont mis le RLQ au monde.
Vous êtes l'incubateur qui lui permettra de survivre et de se faire entendre encore longtemps.


Le Réseau Liberté-Québec dénonce l'utilisation «indécente» de cotisations syndicales

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201011/06/01-4340136-le-reseau-liberte-quebec-denonce-lutilisation-indecente-de-cotisations-syndicales.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_747_section_POS1








;-D

samedi, octobre 16, 2010

Crise d'octobre : J'ai vraiment honte d'être québécois

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Me permettez-vous d'être en beau maudit???
Parce que je suis vraiment en rogne...
Quand j'ai lu le titre, et les mots «crise d'octobre», «monument» et «mémoire des prisonniers», j'ai vraiment cru qu'on rendait finalement hommage à Pierre Laporte et à James Richard Cross...
Mais non... C'est aux autres qu'on a rendu hommage. Même un ex-premier ministre y va de son oraison!
Je n'ai  pas de mots pour décrire ce que je ressens. 
C'est un mélange de honte, de hargne et de colère.

Oui, j'ai honte d'être québécois, aujourd'hui.


Publié le 16 octobre 2010

Crise d'Octobre : un monument à la mémoire des prisonniers

Valérie Simard
La Presse

Michel Chartrand, Andrée Ferretti, Nick Auf der Maur, René Bataille, Daniel Waterlot. Les noms des quelque 500 Québécois incarcérés lors de la crise d'Octobre 1970 figurent maintenant sur un monument érigé devant la maison Ludger-Duvernay qui abrite les bureaux de la Société Saint-Jean-Baptiste, rue Sherbrooke Ouest à Montréal.
...
Évoquant l'échec du Canada à réintégrer le Conseil de sécurité de l'ONU, Bernard Landry a ajouté que si les événements d'octobre 70 avaient été médiatisés ailleurs dans le monde, le Canada n'aurait jamais eu droit à un siège au Conseil de sécurité. Il a ensuite poursuivi en insistant sur «l'urgence» de faire l'indépendance du Québec.
...
Le député du Bloc québécois et ancien ministre de la Justice du Québec, Serge Ménard, a lui aussi évoqué le devoir de mémoire tout en précisant que rien de peut justifier les crimes commis par le Front de libération du Québec à l'endroit de James Cross et de Pierre Laporte. «Tous ceux qui ont été arrêtés n'étaient pas des membres du FLQ, a-t-il rappelé. C'était tous des innocents. Arrêtés la nuit, sans mandat, incommunicado (sans possible de communiquer). C'est une injustice grave commise à l'endroit d'innocents dont nous nous souvenons ici.»
...
Serge Ménard a souligné l'importance qu'une telle situation ne se répète pas, dans des circonstances différentes. «Quand je vois l'indifférence que suscitent les lois antiterroristes actuelles, je suis inquiet.» Le cinéaste Alain Chartrand, fils du syndicaliste Michel Chartrand, a lui aussi appelé à la vigilance. «La liberté demeure fragile, comme on l'a vu au sommet du G20.»

http://tinyurl.com/2355npa

PS.: Bernad Landry en a rajouté sur le site de CANOE:
«Les jeunes générations ne peuvent pas s’imaginer la tension qu’il existait. La présence militaire a provoqué la panique et la consternation partout au Québec. C’est important de se le remémorer», croit l’ancien premier ministre du Québec. M. Landry a tenu à mentionner que «l’histoire ne doit pas servir à cultiver le ressentiment, mais à réfléchir sur l’avenir»

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/10/20101016-192357.html



















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jeudi, octobre 14, 2010

Le rapport de la commission Bastarache v 1.0

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Le rapport de la commission Bastarache consistera essentiellement en ceci:

«Le processus de nomination des juges est parfait. Mais le  politique ne devrait pas s'impliquer dans les nominations. Je recommande de ne plus le faire.»

Le gouvernement va dire :
«On avait raison», et va tabletter le rapport sans donner suite à la recommandation.

En concluant : «On vous l'avait dit que Bellemare est un menteur»

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samedi, octobre 09, 2010

Qui veut jouer à «Régis Labeaume veut»?

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C'est pas la première fois que le maire Régis Labeaume menace de «sortir» les conservateurs de Québec à la prochaine élection s'il n'obtient pas ce qu'il veut.

Ça va durer encore longtemps, ce petit jeu ?
  

JOUONS AVEC RÉGIS :  Complétez l'espace entre les parenthèses:

RÉGIS LABEAUME VEUT ( * * * ) et prévient les conservateurs qu'il va les sortir de Québec à la prochaine élection s'ils ne l'appuient pas dans sa démarche.
 

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dimanche, octobre 03, 2010

Nouvel amphithéâtre : que les commerçants concernés se prononcent

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Y avait 60 000 participants sur les Plaines, samedi? On remplit combien de nouveaux colisées, avec ça? Trois? Quatre?

Ce serait le fun que les commerçants concernés, ceux qui doivent en profiter, notamment les restaurateurs et les chaufeurs de taxi, nous parlent de leur journée...










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vendredi, octobre 01, 2010

Bastarache : Il ne peut pas y avoir deux vérités, monsieur Charest

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Revenons si vous le voulez bien sur deux portions du témoignage de monsieur Charest et comparons:

D'une part, il nie le témoignage de Bellemare et se justifie ainsi: «Si mon ministre de la Justice m’avait dit qu’il avait de la pression pour nommer des juges, je m’en souviendrais. C’aurait été inacceptable et on n’aurait pas toléré ça, on aurait pris des moyens pour corriger ça.»

Par ailleurs, on apprend qu'un «solliciteur» de fonds du PLQ (en l'occurrence Charles Rondeau) entre régulièrement dans le bureau de Chantal Landry pour l’aider à faire le tri dans la courte liste de personnes susceptibles d’être nommées à des postes importants par le gouvernement. Y compris des avocats désirant devenir juges. Ce à quoi Jean Charest rétorque: «Je ne suis pas mal à l’aise du tout de ces rencontres-là.»

Donc, il sait pertinemment que des grands argentiers du parti pistonnent des nominations, il trouve ça normal, et du même souffle, il déclare que si son ministre de la Justice Marc Bellemare lui avait fait part d'une telle situation, il s'en souviendrait sous prétexte que ça aurait été inacceptable : «On n’aurait pas toléré ça».

Dites-nous, monsieur le Premier ministre, à nous le bon peuple : On tolère ou on ne tolère pas? C'est acceptable ou ça ne l'est pas? C'est normal ou pas?

En d'autre mots, monsieur Jean Charest: c'est quoi, la vérité dans ces deux déclarations? Il faut que ce soit l'une ou l'autre. Mais il ne peut pas y avoir deux vérités, monsieur Charest.













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lundi, septembre 27, 2010

Un texte de Guy Bolduc: et qu'on vienne pas dire que c'est du Québec Bashing!

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Un des plus beaux textes qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps. 
De la matière à réflexion en 3D. 
Parfois, ça vient de la gauche, parfois, ça vient de la droite, et ici, ça vient des trippes! 
Son texte fait mal, mais cibole, sentez-vous l'amour que ce gars-là a pour son pays, pour sa province?
Quand le nationalisme fait mal, ça donne ceci.
Merci, monsieur Bolduc!
Et qu'on vienne pas dire que c'est du Québec Bashing! 

Lettre ouverte à ma Belle Province…

 
Salut Québec, ma belle province, tu vieillis mal…

Je vais te le dire franchement, il faut que tu arrêtes de te trouver trop parfaite, tu vieillis mal et si cela continue tu va finir tes jours seule dans l’indifférence totale. Je te dis cela car je t’aime encore et je me suis dit que si cela vient d’un Beauceron, le message passera mieux qu’un gars du MacLean’s.

J’ai trois enfants et je suis inquiet, je pense même déménager. J’ai peur d’aller dans tes urgences, j’y suis allé récemment, je me suis senti comme du bétail. J’ai quitté en me disant que je devais laisser ma place à un cas plus grave. La responsable du triage me disait que j’en aurais pour une vingtaine d’heures avant de voir un médecin.

Quand je passe en dessous d’un viaduc, je ne peux pas m’empêcher de penser aux personnes qui en ont reçu un sur la tête, tes routes sont chaotiques, des chantiers de construction partout,  tes aqueducs désuets, l’eau se perd, ta gang aussi.

Je pourrais aussi te parler de ton bas de laine troué avec la Caisse de dépôt et des bonis cachés,  de la corruption dans la politique et dans la construction, des syndicats qui prennent le monde en otage et qui refusent d’évoluer, des décrocheurs, de ton taux de suicide chez les jeunes. Je vais m’arrêter là, je pense que tu vois ce que je veux dire.

En 1995, je te pensais assez grande pour voler de tes propres ailes. Bouchard, Parizeau, Dumont et la communauté des affaires m’inspirait confiance en l’avenir. Le lendemain, j’étais enragé mais j’ai décidé ce jour-là que je ne serais plus une victime et que c’était le temps de passer à autre chose.

La Belle Province, j’ai hâte que tu te prennes en main, que tes gars redeviennent des hommes et tes filles redeviennent des femmes. Tes valeurs ont pris le bord, tes jeunes ne connaissent pas ton histoire et ta politique. Le cynisme est partout, tes modèles sont faibles, c’est la vie par procuration devant son téléviseur. Nous voyons bien en séries éliminatoires au hockey  que ton peuple est en manque de sentiment d’appartenance, la partisanerie extrême frôle la maladie mentale.

Il faut arrêter d’avoir peur des canadiens anglais et des « méchants » américains. J’ai toujours pensé que les langues s’accumulent alors pourquoi m’empêcher  d’envoyer mes enfants à l’école anglaise une couple d’années pour les aider à bien affronter le monde ?  L’anglais, c’est la langue des affaires, plusieurs pays ont compris.  Il me semble que ce serait le temps d’éliminer ce maudit sentiment d’infériorité, cette peur d’avoir peur.

J’aimerais aussi te parler de tes médias car je m’y connais un peu plus dans ce secteur là. Il faudrait  que tes journaux et tes réseaux d’informations arrêtent  de faire peur aux gens. Le but c’est de rapporter une nouvelle pas de la vendre. Cessons d’emplir le bon peuple.

J’aimerais aussi que ce soit possible de débattre. Je trouve que c’est difficile chez vous. Quand tu n’es pas dans le sens du vent, tu peux rapidement devenir un méchant, en groupe un dîner de cons est vite arrivé.

Je voulais te dire en terminant que  j’ai marié une fille de ta cousine la France. Elle est une magnifique conjointe et une mère extraordinaire.  Dans sa famille, c’est possible de débattre gauche droite autour d’une table sans partir une guerre et de rigoler ensuite. J’aime les français, ils ont des arguments pas juste des opinions et des préjugés.

Chère Belle Province, mon message va probablement te passer 100 pieds par dessus la tête car tu n’as pas encore atteint le fond du baril. J’espère que tu ne tomberas pas dans l’indifférence, tu as trop de richesse à exploiter, ta gang a trop de potentiel, ce serait du gaspillage.

Salutations, un gars de ta gang.

Guy Bolduc
 







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lundi, septembre 20, 2010

Pétition pour la révision du projet de loi 103

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Les pétitions, ça vaut ce que ça vaut, et c'est souvent tabletté plus vite que le rapport Castonguay. Mais dans ce cas-ci, je suis curieux de savoir combien de bons citoyens vont signer. Et tant pis si ça fait suer quelques exhaltés. 

Rendez-vous ICI

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dimanche, septembre 19, 2010

Info pour Me Bastarache? Influence des argentiers : des libéraux se sont déjà plaints

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EN RAPPEL : Ce papier très révélateur de Guillaume S. Leduc, publié en printemps dernier sur l'excellent blogue LesAnalystes.ca.
À la lumière des récents événements (à la «luminescence» de récents événements... hehe), incluant les travaux télévisés de la commission Bastarache, la recherche de Leduc se veut d'une formidable pertinence.

Influence des argentiers : des libéraux se sont déjà plaints

Par Guillaume S. Leduc,
Bon matin à tous, je vous propose aujourd’hui un retour dans le temps. Plus précisément, un retour à l’époque 2003-2004, où Marc Bellemare était Ministre de la justice. J’ai fait une recherche de presse à propos des nominations partisanes à l’époque et je suis tombé sur certains reportages et articles intéressants concernant les grands argentiers du Parti Libéral du Québec et leur influence dans certaines nominations.
Juin 2003 : Quelques mois à peine après l’élection de Jean Charest, Denis Lessard nous apprends qu’étrangement, Jean Charest s’est entouré de gens de l’extérieur du cabinet pour le conseiller dans ses nominations. Parmi les noms mentionnés par le journaliste, on compte Raymond Boucher (l’organisateur de la campagne libérale de 2003) et Marc Bibeau (grand collecteur de fond du PLQ).
Dans     ce     « premier     cercle »     des conseillers  qui  ont  la  main  haute  sur l’ensemble       des       décisions,       qui connaissent à la fois la nomination de la  semaine  prochaine  et  la  liste  des projets      de      loi      prévus      avant   l’ajournement  de  juin,  deux  seulement assistent  aux  réunions  du  Conseil  des ministres:    Michel    Crête    et    André Dicaire. Ce sont eux qui ont décidé de faire   rouler   les   têtes   d’une   demi- douzaine   de   sous-ministres   associés de près au PQ.
Novembre 2003 : Cela fait maintenant 7 mois que Jean Charest est à la barre du gouvernement et plusieurs nominations ont été effectuées. Denis Lessard nous rapporte quelques noms de ces amis du parti qui ont obtenu des postes convoités et nous parle de la manière dont Jean Charest a procédé. On apprend que le Premier Ministre a changé les règles habituelles :
Sans       qu’il       n’y       paraisse,       le gouvernement  Charest  a  changé  les règles    pour    les    nominations    du Conseil   des   ministres.   Depuis   des années,  sous  René  Lévesque  comme sous      Robert      Bourassa,      Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry,     les     nominations     étaient préalablement      publiées      sur      des feuilles   « jaunes »,   comme   on   le   dit dans le jargon des cabinets politiques. Pendant    une    semaine    on    pouvait réfléchir   sur   ces   choix   importants, avant qu’ils ne soient approuvés par le gouvernement- bien sûr, la mécanique provoquait     à     l’occasion     quelques fuites,  mais  sans  grande  conséquence. Désormais,          explique-t-on,          le secrétaire  général  du  gouvernement, André  Dicaire,  sort  en  général  de  « sa valise »   le   nom   des   heureux   élus, validés   à   l’avance   auprès   de   Jean Charest.    Ils    sont    nommés    séance tenante par des ministres qui, souvent, n’en  ont  jamais  entendu  parler.
Avril 2004 : Un an après l’élection du gouvernement Charest, il commence à y avoir de la grogne. Le soir même de la démission de Marc Bellemare, on apprenait – et ça a probablement passé inaperçu dans le contexte de démission d’un ministre – que des libéraux commençaient à remettre en question le processus de nomination de Jean Charest. Voici quelques extraits d’une retranscription d’un reportage de Radio-Canada :
BERNARD DEROME (LECTEUR) : Québec,      toujours,      ou      certains libéraux  s’interrogent  de  plus  en  plus sur  la   façon  de  gouverner  de  Jean Charest.  Ce  qui  se  passe,  c’est  qu’il  y a un petit groupe de conseillers qui ne sont  pas  des  élus,  des  gens,  donc,  qui n’ont    aucun    compte    à    rendre    à personne   et   qui   exercent   une   très grande    influence    sur    le    premier ministre.   Plus,   même,   que   certains ministres  et  c’est  ce  qui  agace.
[...]
SOPHIE LANGLOIS (JOURNALISTE) : Certains  libéraux  ont ainsi  une  influence  peu  commune  sur les  orientations  du  gouvernement  et sur le bureau du premier ministre. Or, ils  n’ont  pas  de  comptes  à  rendre,  ne sont  pas  soumis  aux  règles  d’éthique des attachés politiques.
C’est  le  cas  de  Raymond  Boucher,  un publicitaire     retraité. [...] Des   libéraux disent  de  lui  que  c’est  lui  le  vrai  chef de    cabinet    de    Jean    Charest.
[...]
Marc  Bibeau,  le plus  important  collecteur  de  fonds  du Parti  libéral,  fait  aussi  partie  de  ce petit  groupe  tout-puissant.  La  famille Bibeau est propriétaire  de  Schokbéton,   qui   a participé notamment  à  la  construction  du  Stade olympique.
Les   libéraux   inquiets   qui   nous   ont parlé  ne  trouvent  pas  ça  normal  qu’un petit  groupe  d’hommes,  qui  ne  sont  ni des     élus     ni     des     employés     du gouvernement,   aient   beaucoup   plus d’influence   sur   le   premier   ministre que    la    très    grande    majorité    des ministres.
Parmi les autres noms mentionnés, il y a le Président du PLQ de l’époque, Marc-André Blanchard, de même que Pierre Bibeau, organisateur libéral de longue date et conjoint de la ministre Line Beauchamp. Le reportage fait aussi état du congédiement de Michel Crête comme chef de cabinet. Ce dernier se serait opposé à la présence de Marcel Côté, du groupe SECOR, lors d’une réunion sur la stratégie gouvernementale qui le plaçait en conflit d’intérêt. Que voulez-vous, quand on accepte pas « comment ça marche », il semble qu’on n’est plus dans les bonnes grâces du PM. Si j’étais journaliste, j’essaierais sur le champ d’avoir les commentaires de Marcel Côté sur tout ce qui se passe actuellement.

Et Bellemare dans tout ça ?

Le système décrit par Marc Bellemare concernant l’influence présumée des grands argentiers du parti dans la nomination de juges semble trouver écho dans ces articles de presse et reportage qui, à l’époque, démontraient que ceux qui ont la plus grand influence dans les nominations du gouvernement sont des gens non élus, des organisateurs de campagne et des gens qui ramassent du fric pour les libéraux.

Et parmi ceux-ci, des entrepreneurs en construction, comme Franco Fava et Marc Bibeau. Intéressant de noter, au passage, que Franco Fava a été choyé dans l’octroi de contrats gouvernementaux et que l’entreprise de Marc Bibeau a reçu un contrat de 900 000$ sans appel d’offre de l’administration du maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

Si ces gens ont une si grande influence à propos des nominations, imaginez ce que ça peut être concernant les contrats gouvernementaux dans le domaine de la construction. Les investissements s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars. Étrangement, quand ils ont été annoncés en 2008, le PLQ a récolté un montant d’argent record.

Une commission d’enquête sur le processus de nomination des juges ? Non mais on se fout vraiment de notre gueule. Le mandat de la commission d’enquête doit porter sur le financement du Parti Libéral du Québec et l’influence qu’ont les collecteurs de fonds du parti sur les décisions gouvernementales.












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Bastarche : Si les pressions sont normales, c’est qu’il y a pressions!

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Bastarche : Si les pressions sont normales, c’est qu’il y a pressions!

La semaine à venir s'annonce pleine de surprises et pleine de rebondissements, à la commission Bastarache.

Mais, outre le fait que Marc Bellemare possède trois stylos et un morceau de carton, une écoute attentive des témoignages nous permet de comprendre déjà beaucoup de choses.

En effet,  les récentes révélations et de nouveaux commentaires nous éclairent sur le «modus operandi», la façon de faire libérale, telle que dénoncée par Marc Bellemare.

Car si on admet que les pressions sont normales, on admet d’amblée qu'il y a pressions...

Prenons le témoignage de Marcel Leblanc, qui fut responsable du financement du Parti libéral du Québec (PLQ) pour l'Est-du-Québec entre 2003 et 2009.

Candidement, monsieur Leblanc, qui est également un ami de Charles Rondeau et de Franco Fava, a admis avoir soumis à des ministres de la Justice et à Chantal Landry la candidature de certains avocats qui souhaitaient devenir juges.

Pourquoi un avocat qui souhaite devenir juge choisirait-il de confier son curriculum vitae à un solliciteur de fonds du Parti libéral ? Pourquoi ce solliciteur accepterait-il de donner suite à cette demande? Et pourquoi des ministres de la Justice et la préposée aux nominations au bureau de Premier ministre accepteraient-ils de recevoir des CV des mains d'un solliciteur de fonds du Parti?

Précisons que lors de son témoignage, jamais monsieur Leblanc n'a-t-il indiqué qu'on avait refusé les CV qu'il avait à offrir. Remettre personnellement des CV à un ministre ou à la responsable des nominations au bureau du Premier ministre, n'est-ce pas là exercer une forme subtile de pression? Comme le dénonce depuis le début Marc Bellemare?

Par ailleurs, au delà de témoignage de Leblanc, un autre membre influent du PLQ confirme à la journaliste Geneviève Lajoie, de l'Agence QMI, «qu'il est normal de subir des pressions des collecteurs de fonds». Lui-même solliciteur de fonds pour le Parti libéral du Québec, l’avocat et militant libéral Jean-Paul Boily révèle qu'il a personnellement proposé des noms à des ministres pour des postes de juge.

«C’est comme ça que ça marche, c’est normal. Tu nommes, à travers une liste, les gens que tu penses qu’ils vont faire la job et souvent, au lieu de nommer des gens que tu ne connais pas, tu vas essayer de voir s’il n’y a pas quelqu’un qui a une suggestion», précise-t-il. À ses yeux, les pressions qu’ont pu exercer  Charles Rondeau ou Franco Fava à l’endroit de l’ancien ministre de la Justice pour la nomination de juges n’était certainement pas indue. (http://tinyurl.com/283fpho)

Mais il admet tout de même que ces pressions existent. 

Indues ou non, c'est une question d'appréciation. 

Mais cette affirmation va diamétralement à l'encontre des réactions multiples du Premier ministre, de ses ministres et de ses députés, et même de Franco Fava, qui répètent à qui veut l'entendre que jamais des officiels du PLQ n'ont exercé des pressions sur «le politique».

Donc, deux solliciteurs importants du Parti libéral du Québec confirment la première affirmation de Marc Bellemare à l'effet que des membres influents du PLQ exercent régulièrement des pressions sur le ministre de la Justice. Si vous voulez mon avis, je crois que la commission Bastarache devrait relire attentivement le témoignage de monsieur Leblanc, et admettre que sur ce point, Bellemare a raison. Peu importe ce que diront Fava, Rondeau et madame Landry dans leur témoignage, les faits sont là, documentés et assermentés.

Reste l'autre affirmation de monsieur Bellemare, celle où il relate une rencontre avec le Premier ministre Charest au cours de laquelle il aurait dénoncé ces pressions, ce à quoi monsieur Charest lui aurait répondu d'écouter les recommandations de monsieur Fava. 

Nous sommes tous d'accord que ça reste à prouver.

Mais sur ces affirmations en particulier, je trouve monsieur Charest bien nonchalant.

Me Bellemare a initialement relaté ces événements au printemps dernier. Ça laisse beaucoup de temps au Premier ministre pour réagir, et pour vérifier.

Pourtant, lors de sa fameuse sortie du 24 août dernier, au premier jour des témoignages de la commission Bastarache, monsieur Charest a déclaré: (concernant) «la rencontre du 2 septembre, nous on est en train de vérifier» (http://tinyurl.com/259hxp4). Ce qu'on comprend ici, c'est que monsieur Charest connaissait les allégations de monsieur Bellemare depuis plusieurs mois, mais il aurait attendu le début des travaux de la commission, en août, pour entreprendre les vérifications qui s'imposaient?

Oh oui! La semaine à venir s'annonce pleine de surprises, pleine de rebondissements.







Photo : La Presse Canadienne


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vendredi, septembre 17, 2010

Bastarache : Variation sur une poignée de stylos à bille

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Stylos à bille.
Les miens, les vôtres, les siens..
Comme chez moi, comme chez vous, comme chez lui...
Comme tout le monde.

Sauf quand on est procureur en chef.
Dans ce cas, à la maison, au bureau, dans sa poche, on n'a qu'un stylo à bille. 
Pas deux, pas quatre, pas dix, surtout pas trois. 
Un seul. 
Et pas de carton, juste des feuilles.


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