Enfant tué par une voiture de la SQ roulant à vive allure :
Soit le DPCP a erré, soit il a sciemment choisi de protéger un policier.
Considérant les faits qui lui ont été présenté, son devoir était minimalement d'envoyer la cause en procès, plutôt que de s'ériger en juge et juré.
Il n'est pas trop tard.
Marc Bellemare soutient que la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à toute la latitude d'intervenir en utilisant son pouvoir discrétionnaire.
Non seulement faut-il un procès pour se pencher objectivement sur les faits.
La ministre doit demander au DPCP de se justifier publiquement, et d'expliquer pourquoi il a bâclé l'étude du dossier qui lui a été présenté.
Le citoyen a le droit de savoir.
Le citoyen a besoin de savoir.
Photographie : La Presse
lundi, novembre 24, 2014
dimanche, novembre 09, 2014
samedi, novembre 08, 2014
LES COINCIDENCES ÇA N'EXISTE PAS
Vous êtes citoyens de Québec?
Oui?
Avez-vous remarqué?
Ce matin, il manque 5 millions dans vos poches!
Mais commençons par le commencement.
On apprend que Régis Labeaume participe à une campagne publique avec sa fille Corinne. Le maire de Québec témoigne dans une capsule vidéo aux côtés de sa fille de 15 ans qui a été, dit-il, «sauvée» par le CHU de Québec. Alors qu'elle avait trois ans, en 2002, Corinne a été victime d'une péritonite et d'une occlusion intestinale qui ont nécessité une opération d'urgence. «Ils ont sauvé ma fille, alors, pour le CHUL, pour le personnel du centre pédiatrique du CHUL, on le fait parce que ça vaut la peine.»
Dans un autre ordre d'idée (?!?!?) hier, la Ville de Québec annonçait qu'elle injectait 5 millions $ de l'argent des contribuables pour l'achat d'un cyclotron, à ce même CHU de Québec. Le cyclotron produit des marqueurs utiles à la recherche et à la détection de maladies, dont l'Alzheimer.
En politique, les apparences en disent souvent plus que les faits. C'est dans les apparences que le diable cache les détails.
Et ici, les apparences sont troublantes.
On a l'impression que le maire veut remercier le CHU avec mon argent et le vôtre.
Il manque d'ailleurs une donnée, dans le reportage: un cyclotron coûte 15 millions $. En plus des 5 millions $ de l'administration Labeaume, 3,5 millions $ proviennent de la Banque Nationale et 1,5 million $ du Groupe Dallaire, pour un total de 10 millions $.
Combien est-ce que monsieur Labeaume, très indépendant de fortune, a personnellement donné au projet, avant de venir piquer dans nos poches?
Et ne nous laissons pas berner par les écrans de fumée habituels du premier magistrat de la Ville:
Sur le prochain compte de taxes, il y aura des hausses.
Québec vieillit et les infrastructures vont continuer à se détériorer.
Et le maire va encore se plaindre qu'il faut gratter les fonds de tiroirs pour entretenir les rues et le sous-sol de la capitale. Il va encore se dire obligé de couper dans les services. Des services pour lesquels vous avez payé et surtout, pour lesquels vous paierez encore même si la qualité et la quantité en seront amoindries.
Vous avez compris :
On rit de vous. Vous paierez plus pour moins.
Les coïncidences, ça n'existe pas.
Une coïncidence, c'est le P'tit Jésus qui te tape sur l'épaule pour te dire que tu as manqué quelque chose.
5 millions pour le cyclotron.
Et comme par hasard, ce matin, il manque 5 millions dans vos poches.
T'sé...
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201411/07/01-4816859-la-ville-de-quebec-verse-5-millions-pour-de-lequipement-medical.php
Oui?
Avez-vous remarqué?
Ce matin, il manque 5 millions dans vos poches!
Mais commençons par le commencement.
On apprend que Régis Labeaume participe à une campagne publique avec sa fille Corinne. Le maire de Québec témoigne dans une capsule vidéo aux côtés de sa fille de 15 ans qui a été, dit-il, «sauvée» par le CHU de Québec. Alors qu'elle avait trois ans, en 2002, Corinne a été victime d'une péritonite et d'une occlusion intestinale qui ont nécessité une opération d'urgence. «Ils ont sauvé ma fille, alors, pour le CHUL, pour le personnel du centre pédiatrique du CHUL, on le fait parce que ça vaut la peine.»
Dans un autre ordre d'idée (?!?!?) hier, la Ville de Québec annonçait qu'elle injectait 5 millions $ de l'argent des contribuables pour l'achat d'un cyclotron, à ce même CHU de Québec. Le cyclotron produit des marqueurs utiles à la recherche et à la détection de maladies, dont l'Alzheimer.
En politique, les apparences en disent souvent plus que les faits. C'est dans les apparences que le diable cache les détails.
Et ici, les apparences sont troublantes.
On a l'impression que le maire veut remercier le CHU avec mon argent et le vôtre.
Il manque d'ailleurs une donnée, dans le reportage: un cyclotron coûte 15 millions $. En plus des 5 millions $ de l'administration Labeaume, 3,5 millions $ proviennent de la Banque Nationale et 1,5 million $ du Groupe Dallaire, pour un total de 10 millions $.
Combien est-ce que monsieur Labeaume, très indépendant de fortune, a personnellement donné au projet, avant de venir piquer dans nos poches?
Et ne nous laissons pas berner par les écrans de fumée habituels du premier magistrat de la Ville:
Sur le prochain compte de taxes, il y aura des hausses.
Québec vieillit et les infrastructures vont continuer à se détériorer.
Et le maire va encore se plaindre qu'il faut gratter les fonds de tiroirs pour entretenir les rues et le sous-sol de la capitale. Il va encore se dire obligé de couper dans les services. Des services pour lesquels vous avez payé et surtout, pour lesquels vous paierez encore même si la qualité et la quantité en seront amoindries.
Vous avez compris :
On rit de vous. Vous paierez plus pour moins.
Les coïncidences, ça n'existe pas.
Une coïncidence, c'est le P'tit Jésus qui te tape sur l'épaule pour te dire que tu as manqué quelque chose.
5 millions pour le cyclotron.
Et comme par hasard, ce matin, il manque 5 millions dans vos poches.
T'sé...
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201411/07/01-4816859-la-ville-de-quebec-verse-5-millions-pour-de-lequipement-medical.php
jeudi, octobre 02, 2014
MAGNOTTA : JE NE VEUX RIEN SAVOIR
Procès Magnotta :
Je ne veux pas voir l'appartement de l'assassin.
Je ne veux pas voir l'état de la victime
Je ne veux pas voir la scie.
Je ne veux pas connaître la couleur de la valise.
Je ne veux pas connaitre les états d'âmes du petit ami.
Je veux juste savoir si le gars sera tenu criminellement responsable du meurtre, ou si on va l'envoyer se la couler douce dans un nid de coucous.
Faites-moi signe quand la décision sera rendue.
D'ici là, je ne veux rien savoir.
Je ne veux pas voir l'appartement de l'assassin.
Je ne veux pas voir l'état de la victime
Je ne veux pas voir la scie.
Je ne veux pas connaître la couleur de la valise.
Je ne veux pas connaitre les états d'âmes du petit ami.
Je veux juste savoir si le gars sera tenu criminellement responsable du meurtre, ou si on va l'envoyer se la couler douce dans un nid de coucous.
Faites-moi signe quand la décision sera rendue.
D'ici là, je ne veux rien savoir.
LA SOLUTION. AMEN.
« Bien sûr, j’ai été aussi embarrassé que vous de voir que c’est aussi facile que ça d’obtenir le permis donc on va essayer de voir s’ils peuvent resserrer les règles », dit le ministre Leitão.
La solution est pourtant simple:
Quand quelqu'un applique pour une une exemption de taxes en raison de la religion, qu'on exige d'eux la preuve qu'un miracle a été accompli, comme pour la canonisation d'un saint dans l'église catholique.
La solution. Amen.
http://www.journaldequebec.com/2014/10/01/le-ministre-leitao-embarrasse
La solution est pourtant simple:
Quand quelqu'un applique pour une une exemption de taxes en raison de la religion, qu'on exige d'eux la preuve qu'un miracle a été accompli, comme pour la canonisation d'un saint dans l'église catholique.
La solution. Amen.
http://www.journaldequebec.com/2014/10/01/le-ministre-leitao-embarrasse
CHAPEAU, MONTRÉAL
On parle beaucoup d'intimidation par les temps qui courent.
C'est même la Semaine contre l'intimidation et la violence.
Et à cet effet, on tient à Québec le Forum sur l'intimidation, auquel assiste nul autre que le Premier ministre Philippe Couillard.
Mais avouons-le : le geste le plus significatif pour lutter contre l'intimidation, celui qui va servir d'exemple, c'est la Ville de Montréal qui l'a posé ce matin à l'endroit des pompiers, de leur syndicat, et du président de leur syndicat!
CHAPEAU, MONTRÉAL!!!
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/10/02/002-pompiers-montreal-hotel-ville-congediement.shtml
C'est même la Semaine contre l'intimidation et la violence.
Et à cet effet, on tient à Québec le Forum sur l'intimidation, auquel assiste nul autre que le Premier ministre Philippe Couillard.
Mais avouons-le : le geste le plus significatif pour lutter contre l'intimidation, celui qui va servir d'exemple, c'est la Ville de Montréal qui l'a posé ce matin à l'endroit des pompiers, de leur syndicat, et du président de leur syndicat!
CHAPEAU, MONTRÉAL!!!
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/10/02/002-pompiers-montreal-hotel-ville-congediement.shtml
dimanche, septembre 07, 2014
samedi, septembre 06, 2014
Les Snowbirds survolent Québec le 6 septembre 2014
Les Snowbirds au mini spectacle aérien au dessus du fleuve Saint-Laurent à Québec, le 6 septembre 2014
C'EST INACCEPTABLE
Si les policiers de Québec avaient commis un crime (et absolument RIEN n'indique que c'est le cas), on verrait peut-être là une raison pour laquelle le Chef se cacherait d'ici à ce que les avocats lui permettent de commenter.
Si les policiers de Québec ont commis une erreur, il est injustifiable que le Chef, payé par les contribuables, se cache tel qu'il le fait.
C'EST INACCEPTABLE.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201409/04/01-4797338-cycliste-heurte-par-la-police-des-policiers-aux-dossiers-sans-tache.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4797687_article_POS6
Si les policiers de Québec ont commis une erreur, il est injustifiable que le Chef, payé par les contribuables, se cache tel qu'il le fait.
C'EST INACCEPTABLE.
![]() |
| Photo: Radio-Canada |
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201409/04/01-4797338-cycliste-heurte-par-la-police-des-policiers-aux-dossiers-sans-tache.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4797687_article_POS6
Je ne me pose même pas de questions
Qui doit-on croire?
En d'autres mots, c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre.
Comme si, dans une balance, les déclarations de Jacques Duchesneau et celles d'Antonio Accurso avaient le même poids.
C'est faux.
Si, d'un côté, j'ai le choix entre croire un ex-chef de la police de Montréal, candidat à la chefferie d’Interpol, président de l’ACSTA, directeur de l’Unité anticollusion, député à l'Assemblée nationale, et de l'autre, un entrepreneur qui est sous le coup de près de 1000 accusations de complot, fraude, usage de faux, abus de confiance par un fonctionnaire, fausses déclarations, fausses facturations, crédits illégaux et faux remboursements de taxe, je ne me pose même pas de questions.
Même la juge Charbonneau a exprimé des doutes.
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/09/05/003-duchesneau-accurso-financement.shtml
samedi, juin 09, 2012
ALEXANDRE ET LA BOULANGÈRE - UNE FABLE
+ + +
* Hey, Anne la boulangère, comment ça se fait que le Sandrine repart avec son pain, et que vous n'en n'ayez pas à me donner ce matin?
-- Parce que je n'en n'ai plus les moyens, mon jeune Alexandre. Vois-tu, je suis seule à la boulangerie, et à la porte, il y avait Sandrine, qui voulait acheter son pain, et toi, avec neuf de tes amis qui voulez votre pain quotidien gratuitement. Je ne suis plus capable de cultiver mon blé et de faire tout ce pain en même temps. Je ne suis plus capable de moudre mon blé et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je ne suis plus capable d'aller chercher la farine à la remise, et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je ne suis plus capable d'aller chercher l'eau à la fontaine et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain. Sandrine a eu le sien.
-- Sandrine a eu le sien parce que je suis obligée de faire moins de pain, et elle a payée pour le sien.
* Elle est bien chanceuse, Sandrine, parce qu'elle travaille aux champs. Mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je vais te proposer un marché, mon jeune Alexandre: si tu vas aux champs ce matin, et que tu récoltes mon blé avec Sandrine, je vais te donner ton pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le champ est bien trop loin!
-- Qu'à cela ne tienne, mon jeune Alexandre: si tu vas au moulin ce matin, et que tu mouds mon blé, je vais te donner ton pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le moulin est tout en haut de la côte. Je ne peux pas monter cette pente. J'arriverais en haut trop épuisé pour moudre ton blé.
-- Alors, mon jeune Alexandre, va à la fontaine, ici, à côté de ma boulangerie, et rapportes-moi l'eau pour faire du pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Cette eau est tellement froide qu'avec mes doigts gelés, je ne pourrai plus couper mon pain pour le manger.
-- Écoutes, mon jeune Alexandre, si tu refuses de mette la main à la pâte, tu n'auras pas de pain aujourd'hui.
* C'est ainsi que tu l'entends, Anne la boulangère? Alors, tu vois là-bas, Francis, le maçon, et André le charpentier, et Jacques, le laitier? Tu les vois venir vers ta boulangerie pour y acheter leur pain?
Eh bien, moi et mes neuf amis, nous allons nous asseoir sur la route, et leur bloquer le chemin, à eux et à tous les autres¸ qui voudront payer pour ton pain. Et nous allons bloquer l’accès à ton champ, et Sandrine ne pourra plus s’y rendre pour récolter ton blé. Et nous bloquerons l'accès à ton moulin, et à ta fontaine.
Et nous ferons cela jusqu’à ce que tu nous donnes ton pain!
Devant cette situation, Anne la boulangère céda, et donna un pain au jeune Alexandre, et à ses neuf amis.
Mais le lendemain, quand le jeune Alexandre et ses neufs amis se présentèrent pour leur pain gratuit, la boulangerie était fermée.
Sur la porte, on lisait cet avis:
Pendant que certains croient encore au miracle perpétuel de la multiplication des pains, d'autres comprennent que la boulangerie n'est plus capable de fournir à la demande et a besoin d'une réingénierie... Morale de l'histoire? Les miracles, ne les exigez pas, mettez plutôt la main à la pâte et contribuez-y!!!
- Anne, l'ex-boulangère
- - -
;-D
* Hey, Anne la boulangère, comment ça se fait que le Sandrine repart avec son pain, et que vous n'en n'ayez pas à me donner ce matin?
-- Parce que je n'en n'ai plus les moyens, mon jeune Alexandre. Vois-tu, je suis seule à la boulangerie, et à la porte, il y avait Sandrine, qui voulait acheter son pain, et toi, avec neuf de tes amis qui voulez votre pain quotidien gratuitement. Je ne suis plus capable de cultiver mon blé et de faire tout ce pain en même temps. Je ne suis plus capable de moudre mon blé et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je ne suis plus capable d'aller chercher la farine à la remise, et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je ne suis plus capable d'aller chercher l'eau à la fontaine et de faire tout ce pain en même temps.
* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain. Sandrine a eu le sien.
-- Sandrine a eu le sien parce que je suis obligée de faire moins de pain, et elle a payée pour le sien.
* Elle est bien chanceuse, Sandrine, parce qu'elle travaille aux champs. Mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.
-- Je vais te proposer un marché, mon jeune Alexandre: si tu vas aux champs ce matin, et que tu récoltes mon blé avec Sandrine, je vais te donner ton pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le champ est bien trop loin!
-- Qu'à cela ne tienne, mon jeune Alexandre: si tu vas au moulin ce matin, et que tu mouds mon blé, je vais te donner ton pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le moulin est tout en haut de la côte. Je ne peux pas monter cette pente. J'arriverais en haut trop épuisé pour moudre ton blé.
-- Alors, mon jeune Alexandre, va à la fontaine, ici, à côté de ma boulangerie, et rapportes-moi l'eau pour faire du pain.
* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Cette eau est tellement froide qu'avec mes doigts gelés, je ne pourrai plus couper mon pain pour le manger.
-- Écoutes, mon jeune Alexandre, si tu refuses de mette la main à la pâte, tu n'auras pas de pain aujourd'hui.
* C'est ainsi que tu l'entends, Anne la boulangère? Alors, tu vois là-bas, Francis, le maçon, et André le charpentier, et Jacques, le laitier? Tu les vois venir vers ta boulangerie pour y acheter leur pain?
Eh bien, moi et mes neuf amis, nous allons nous asseoir sur la route, et leur bloquer le chemin, à eux et à tous les autres¸ qui voudront payer pour ton pain. Et nous allons bloquer l’accès à ton champ, et Sandrine ne pourra plus s’y rendre pour récolter ton blé. Et nous bloquerons l'accès à ton moulin, et à ta fontaine.
Et nous ferons cela jusqu’à ce que tu nous donnes ton pain!
Devant cette situation, Anne la boulangère céda, et donna un pain au jeune Alexandre, et à ses neuf amis.
Mais le lendemain, quand le jeune Alexandre et ses neufs amis se présentèrent pour leur pain gratuit, la boulangerie était fermée.
Sur la porte, on lisait cet avis:
Pendant que certains croient encore au miracle perpétuel de la multiplication des pains, d'autres comprennent que la boulangerie n'est plus capable de fournir à la demande et a besoin d'une réingénierie... Morale de l'histoire? Les miracles, ne les exigez pas, mettez plutôt la main à la pâte et contribuez-y!!!
- Anne, l'ex-boulangère
- - -
;-D
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mercredi, février 15, 2012
OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
+++
OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
Site de l'amphithéâtre : le coût de la décontamination trop élevé
;-D
OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
Remarquez-vous le sol qui tremble?
Percevez-vous l'air qui frémit soudainement autour de vous?
Sentez-vous cette odeur de souffre et de feu bouillonnant?
OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
Entendez vous ce vrombissement assourdissant qui couvre la Ville?
Est-ce un train qui déraille?
Est-ce un avion en difficulté?
Est-ce le tonnerre qui s'abat sur Québec?
PRESQUE!!!!
En fait, c'est le maire Labeaume qui pette sa coche.
Et qui cherche un coupable à ce fiasco.
Malheureusement, il n'y a pas de miroir à sa hauteur dans son bureau...
Site de l'amphithéâtre : le coût de la décontamination trop élevé
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/02/15/008-amphitheatre-site_cout-decontamination.shtml
;-D
mardi, février 14, 2012
HEY! TEACHERS! (Tell me I'm wrong, Joe!)
+ + +
It's funny. The only real opposition to the idea of offering intensive English courses for Quebec grade six students comes from the teachers themselves and their unions and associations, such as the Fédération autonome de l'enseignement (FAE) and the Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
Funny indeed.
While a large percentage of the population agrees with the project, including parents associations (La Fédération des comités de parents du Québec - FCPQ), unions and teachers' guilds claim their opposition.
Now, why would that be?
Laziness?
Nah! The majority of Quebec’s teachers are anything but lazy. They work hard, sometimes in very difficult conditions.
Why, then, besides blindly obeying their unions’ directives, would they decide to fight this new program?
Could it be because most teachers in Québec do not speak fluent English themselves?
Remember, since 1976, when a Parti québécois government was elected, speaking English in Quebec has been seen as unimportant, even a nuisance to our cultural environment.
Many of today’s teachers are part of that generation. Over the years, did they learn enough English to efficiently teach it?
In other words, how many 6th grade teachers throughout Quebec can handle English sufficiently to be able to teach it adequately?
And how many of them could teach their own specialty in English?
Now, with a good book in front of you, you can fake knowing history.
You can fake knowing 6th grade mathematics.
You can even fake knowing French grammar.
But in front of 20 bright students, you can neither fake speaking English nor can you fake teaching it.
For sure, the Charest government bears a huge responsibility in this upcoming mess. No one at the ministère de l’Éducation seems to have thought about the teachers’ ability to teach their subjects in English.
But the unions are no better, for they never gave us the real reason for their resistance to change.
Hey! Teachers! Go on, say it: «We don’t want to teach it because we can’t speak it!»
Come on, tell me I'm wrong, Joe!
;-D
It's funny. The only real opposition to the idea of offering intensive English courses for Quebec grade six students comes from the teachers themselves and their unions and associations, such as the Fédération autonome de l'enseignement (FAE) and the Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
Funny indeed.
While a large percentage of the population agrees with the project, including parents associations (La Fédération des comités de parents du Québec - FCPQ), unions and teachers' guilds claim their opposition.
Now, why would that be?
Laziness?
Nah! The majority of Quebec’s teachers are anything but lazy. They work hard, sometimes in very difficult conditions.
Why, then, besides blindly obeying their unions’ directives, would they decide to fight this new program?
Could it be because most teachers in Québec do not speak fluent English themselves?
Remember, since 1976, when a Parti québécois government was elected, speaking English in Quebec has been seen as unimportant, even a nuisance to our cultural environment.
Many of today’s teachers are part of that generation. Over the years, did they learn enough English to efficiently teach it?
In other words, how many 6th grade teachers throughout Quebec can handle English sufficiently to be able to teach it adequately?
And how many of them could teach their own specialty in English?
Now, with a good book in front of you, you can fake knowing history.
You can fake knowing 6th grade mathematics.
You can even fake knowing French grammar.
But in front of 20 bright students, you can neither fake speaking English nor can you fake teaching it.
For sure, the Charest government bears a huge responsibility in this upcoming mess. No one at the ministère de l’Éducation seems to have thought about the teachers’ ability to teach their subjects in English.
But the unions are no better, for they never gave us the real reason for their resistance to change.
Hey! Teachers! Go on, say it: «We don’t want to teach it because we can’t speak it!»
;-D
samedi, décembre 03, 2011
Le sommet national des indignés de Québec - 3 décembre 2011
Notre crainte, en arrivant sur place, c'était d'être incapable d'avoir une vue d'ensemble, vu que nous n'avions pas de lentille "grand angle".
Ouf!
Nous avons pris les photos à partir de la voiture, sans débarquer.
On ne voulait surtout pas les «INTIMIDER»!
-- Une chance qu'ils ont l'arbre pour les protéger des intempéries
-- Devant le symbole des riches à craquer, le Château Frontenac. (Chauffé, éclairé, avec toilettes)
;-D
mardi, novembre 15, 2011
S’INDIGNER, ÇA COÛTE RIEN
+ + +
C’est décidé. Je m’indigne. Y a pas de raison de manquer une aussi belle occasion de réduire mes dépenses.
Je vais me trouver une cause. Des causes. Une multitude de causes.
Je vais me trouver du logement à prix très, très modique.
Je vais me procurer une tente et je vais la planter dans un parc public, en plein centre-ville, près de tous les services. Avec des amis. Une tente à gauche de la mienne. Et une autre tente à gauche de l’autre tente. À gauche, toutes. S’indigner, ça coûte rien.
(Une cause, si vous me le demandez : Les vélos. C’est beau, un bycique.)
Je vais me brancher sur l’électricité du locataire actuel. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : Les banques. Elles font trop d’argent, et moi, pas assez.)
Je vais m’équiper de bonbonnes de propane et d’une cordée de bois de chauffage. Je vais faire comme en forêt, mais en plein centre-ville. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : L’environnement. C’est à la mode. Une valeur sure.)
Je vais courir les kodaks pour montrer que je fais pitié, et les gens vont venir me nourrir, comme un pigeon. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : Les frais de scolarités (même si je ne fréquente plus l’école depuis l’époque de René Lévesque.)
Je vais utiliser les toilettes publiques du stationnement public. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : L’argent. Y en a trop ailleurs, et pas assez dans mes poches.)
Je vais inviter une grande centrale syndicale à venir sur mon site pour y intimider les négativistes qui refusent de m’appuyer. S’indigner, ça coûte rien. Pas plus que le recrutement.
(Une autre cause, si vous me le demandez : dénoncer le gouvernement, pour tout et pour n’importe quoi. C’est toute de leur faute.)
Pour faire encore plus pitié, je vais accuser les méchantes radios-poubelles de tous mes maux, y compris inventer un incendie criminel et les en accuser. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : le transport en commun. Comme ça, j’use moins la BM de ma mère)
En bout de ligne, je vais me retrouver logé, nourri, éclairé et chauffé pour pas une cenne. S’indigner, ça coûte rien.
Quand les pompiers vont débarquer pour vérifier l’état des lieux, je vais les accuser de harcèlement. S’indigner, ça coûte rien.
Quand les policiers vont débarquer pour vérifier la sécurité des lieux, je vais les accuser de brutalité policière. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : le logement social. Mais dans mon cas, c’est plus un problème. J’ai toute gratos. Au nom de la démocratie.)
Quand les autorités vont me demander de rendre l’espace public que j’occupe aux citoyens, je vais accuser le maire de tous mes problèmes et le traiter de tous les noms. S’indigner, ça coûte rien.
Et quand les médias vont me demander «quesse-tu revendiques?», je vais dénoncer l’écart grandissant entre pauvres et riches, au profit du 1% des gens les plus fortunés, l’aide financière publique récemment octroyée aux banques. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de chômage, l’appauvrissement relatif de la classe moyenne, et la baisse du prix des maisons. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de pauvreté, la hausse faramineuse du coût de l’assurance-santé, la croissance phénoménale de la dette publique. (Et je vais remercier au passage Éric Duhaime, l’ami de tous les Indignés, pour cette liste exhaustive que je n’aurais pas su élaborer moi-même).
Après tout, s’indigner, ça coûte rien.
;-D
C’est décidé. Je m’indigne. Y a pas de raison de manquer une aussi belle occasion de réduire mes dépenses.
Je vais me trouver une cause. Des causes. Une multitude de causes.
Je vais me trouver du logement à prix très, très modique.
Je vais me procurer une tente et je vais la planter dans un parc public, en plein centre-ville, près de tous les services. Avec des amis. Une tente à gauche de la mienne. Et une autre tente à gauche de l’autre tente. À gauche, toutes. S’indigner, ça coûte rien.
(Une cause, si vous me le demandez : Les vélos. C’est beau, un bycique.)
Je vais me brancher sur l’électricité du locataire actuel. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : Les banques. Elles font trop d’argent, et moi, pas assez.)
Je vais m’équiper de bonbonnes de propane et d’une cordée de bois de chauffage. Je vais faire comme en forêt, mais en plein centre-ville. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : L’environnement. C’est à la mode. Une valeur sure.)
Je vais courir les kodaks pour montrer que je fais pitié, et les gens vont venir me nourrir, comme un pigeon. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : Les frais de scolarités (même si je ne fréquente plus l’école depuis l’époque de René Lévesque.)
Je vais utiliser les toilettes publiques du stationnement public. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : L’argent. Y en a trop ailleurs, et pas assez dans mes poches.)
Je vais inviter une grande centrale syndicale à venir sur mon site pour y intimider les négativistes qui refusent de m’appuyer. S’indigner, ça coûte rien. Pas plus que le recrutement.
(Une autre cause, si vous me le demandez : dénoncer le gouvernement, pour tout et pour n’importe quoi. C’est toute de leur faute.)
Pour faire encore plus pitié, je vais accuser les méchantes radios-poubelles de tous mes maux, y compris inventer un incendie criminel et les en accuser. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : le transport en commun. Comme ça, j’use moins la BM de ma mère)
En bout de ligne, je vais me retrouver logé, nourri, éclairé et chauffé pour pas une cenne. S’indigner, ça coûte rien.
Quand les pompiers vont débarquer pour vérifier l’état des lieux, je vais les accuser de harcèlement. S’indigner, ça coûte rien.
Quand les policiers vont débarquer pour vérifier la sécurité des lieux, je vais les accuser de brutalité policière. S’indigner, ça coûte rien.
(Une autre cause, si vous me le demandez : le logement social. Mais dans mon cas, c’est plus un problème. J’ai toute gratos. Au nom de la démocratie.)
Quand les autorités vont me demander de rendre l’espace public que j’occupe aux citoyens, je vais accuser le maire de tous mes problèmes et le traiter de tous les noms. S’indigner, ça coûte rien.
Et quand les médias vont me demander «quesse-tu revendiques?», je vais dénoncer l’écart grandissant entre pauvres et riches, au profit du 1% des gens les plus fortunés, l’aide financière publique récemment octroyée aux banques. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de chômage, l’appauvrissement relatif de la classe moyenne, et la baisse du prix des maisons. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de pauvreté, la hausse faramineuse du coût de l’assurance-santé, la croissance phénoménale de la dette publique. (Et je vais remercier au passage Éric Duhaime, l’ami de tous les Indignés, pour cette liste exhaustive que je n’aurais pas su élaborer moi-même).
Après tout, s’indigner, ça coûte rien.
;-D
Libellés :
Indignés,
Occupons Montréal,
Occupons Québec
samedi, octobre 15, 2011
TAGUEULE.COM
+ + +
http://lesanalystes.wordpress.com/2011/10/13/tagueule-com/#more-5001
;-D
Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?
Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?
Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête
publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une
entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les
accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les
propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie
Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les
syndicats qui en mènent large au Québec.
À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on
t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa
liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas
sans l’autre.
Pas vrai? Pas sûr!
Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.
Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.
Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com
Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com
Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com
Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com
La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com
L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines
procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis
Labeaume)
L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)
L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)
Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)
Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche? Tagueule.com
Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se
pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée
de fumier, avec ça).
Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com
Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com
La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans
l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)
Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com
T’es en désaccord avec tes élus ? Tagueule.com
Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com
T’es en désaccord avec tes élus ? Tagueule.com
Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com
Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com
Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com
Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com
Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com
http://lesanalystes.wordpress.com/2011/10/13/tagueule-com/#more-5001
;-D
jeudi, octobre 06, 2011
POUR QUI SONNERA LE GLAS?
+ + +
À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député conservateur de South Surrey - White Rock - Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l'utilisation précise qu'ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n'est qu'une formalité, même si le NPD s'est dit contre le projet avant d'en avoir pris connaissance.
Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d'œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier et leurs revenus, et leurs dépenses.
Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.
La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.
Le projet de loi 33 vise « la mise en place d'une série de mesures concernant la référence de la main-d'œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.
Et les travailleurs qui souhaitent changer d'allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste "ou par un autre moyen déterminé par le gouvernement".
Bien d'autres changements sont prévus à cette loi, mais on devine déjà que quelques centrales syndicales ont commencé à monter aux barricades. La FTQ-Construction, entre autre, lance un appel à la mobilisation. On entend mettre « tout en œuvre pour barrer la route au projet de loi ». On s'y dit convaincu qu'une fois qu'on aura informé les membres, ces derniers vont supporter les dirigeants de la centrale et partiront en guerre contre les deux gouvernements.
À Ottawa, la lutte risque d'être stérile devant un Harper majoritaire qui recule rarement, sinon jamais, devant l'opposition.
À Québec, on est plus chatouilleux. Les syndicats y règnent en rois et maitres depuis des décennies. Il sera intéressant de voir jusqu'où la ministre Thériault est prête à aller pour respecter ses engagements, et encore plus intéressant de voir quelles méthodes les syndicats vont employer pour protéger leurs acquis.
Le député conservateur Hiebert était ce matin en entrevue à l'émission Maurais Live, sur les ondes de la station CHOI RadioX, de Québec. Il y a révélé qu'un sondage récent dit que plus de 95% de la population canadienne désire que les syndicats fassent preuve de transparence et ouvrent leurs livres. 95% de la population, ça signifie que beaucoup, beaucoup de travailleurs syndiqués souhaitent que les centrales qui les représentent se modernisent, et vivent au rythme du XXIe siècle.
Le syndicalisme est attaqué cette semaine de toute part.
Un front s'est ouvert à l'ouest, et un front s'est ouvert à l'est.
Les coups viennent de gauche comme de droite (de la gauche comme de la droite?).
Et les centrales entendent riposter.
Il y a cependant un inconnu sur l'échiquier :
Et si Jean-Marc, soudeur syndiqué, souhaitait un vote secret?
Si Charles, tireur de joint syndiqué, désirait qu'on mette fin au placement syndical?
Si Diane, opératrice de machinerie lourde syndiquée, voulait savoir à quoi on utilise ses cotisations?
Et si finalement les centrales syndicales se trouvaient confrontées à une brutale réalité?
Si leurs propres membres leur rappelaient que le respect de l’individu leur tient plus à cœur que la culture du secret, plus à cœur que les discours vides, plus à cœur que l’inefficacité érigée en système?
Et si, malgré tout ce qu'on pense des syndicats, on pouvait avoir confiance en la lucidité des syndiqués eux-mêmes.
Méfiez-vous, messieurs et mesdames les dirigeants et dirigeantes de centrales syndicales.
Jean-Marc n'a plus envie de vous écouter.
Charles n'a plus envie de vous appuyer.
Et Diane en a marre de vous suivre aveuglément.
Le glas est sur le point de sonner, et ce sont eux qui vont tenir le marteau qui le fera vibrer. Le marteau, c'est naturel : ce sont des syndiqués. De la construction!
;-D
Ça ne va pas bien pour les syndicats.
À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député conservateur de South Surrey - White Rock - Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l'utilisation précise qu'ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n'est qu'une formalité, même si le NPD s'est dit contre le projet avant d'en avoir pris connaissance.
Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d'œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier et leurs revenus, et leurs dépenses.
Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.
La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.
Le projet de loi 33 vise « la mise en place d'une série de mesures concernant la référence de la main-d'œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.
Et les travailleurs qui souhaitent changer d'allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste "ou par un autre moyen déterminé par le gouvernement".
Bien d'autres changements sont prévus à cette loi, mais on devine déjà que quelques centrales syndicales ont commencé à monter aux barricades. La FTQ-Construction, entre autre, lance un appel à la mobilisation. On entend mettre « tout en œuvre pour barrer la route au projet de loi ». On s'y dit convaincu qu'une fois qu'on aura informé les membres, ces derniers vont supporter les dirigeants de la centrale et partiront en guerre contre les deux gouvernements.
À Ottawa, la lutte risque d'être stérile devant un Harper majoritaire qui recule rarement, sinon jamais, devant l'opposition.
À Québec, on est plus chatouilleux. Les syndicats y règnent en rois et maitres depuis des décennies. Il sera intéressant de voir jusqu'où la ministre Thériault est prête à aller pour respecter ses engagements, et encore plus intéressant de voir quelles méthodes les syndicats vont employer pour protéger leurs acquis.
Le député conservateur Hiebert était ce matin en entrevue à l'émission Maurais Live, sur les ondes de la station CHOI RadioX, de Québec. Il y a révélé qu'un sondage récent dit que plus de 95% de la population canadienne désire que les syndicats fassent preuve de transparence et ouvrent leurs livres. 95% de la population, ça signifie que beaucoup, beaucoup de travailleurs syndiqués souhaitent que les centrales qui les représentent se modernisent, et vivent au rythme du XXIe siècle.
Le syndicalisme est attaqué cette semaine de toute part.
Un front s'est ouvert à l'ouest, et un front s'est ouvert à l'est.
Les coups viennent de gauche comme de droite (de la gauche comme de la droite?).
Et les centrales entendent riposter.
Il y a cependant un inconnu sur l'échiquier :
Et si Jean-Marc, soudeur syndiqué, souhaitait un vote secret?
Si Charles, tireur de joint syndiqué, désirait qu'on mette fin au placement syndical?
Si Diane, opératrice de machinerie lourde syndiquée, voulait savoir à quoi on utilise ses cotisations?
Et si finalement les centrales syndicales se trouvaient confrontées à une brutale réalité?
Si leurs propres membres leur rappelaient que le respect de l’individu leur tient plus à cœur que la culture du secret, plus à cœur que les discours vides, plus à cœur que l’inefficacité érigée en système?
Et si, malgré tout ce qu'on pense des syndicats, on pouvait avoir confiance en la lucidité des syndiqués eux-mêmes.
Méfiez-vous, messieurs et mesdames les dirigeants et dirigeantes de centrales syndicales.
Jean-Marc n'a plus envie de vous écouter.
Charles n'a plus envie de vous appuyer.
Et Diane en a marre de vous suivre aveuglément.
Le glas est sur le point de sonner, et ce sont eux qui vont tenir le marteau qui le fera vibrer. Le marteau, c'est naturel : ce sont des syndiqués. De la construction!
;-D
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vendredi, septembre 30, 2011
J’AI LE CANCER
+ + +
Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.
Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.
On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.
Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.
Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable.
Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.
Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.
Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.
Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.
Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.
Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.
Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.
La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.
Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.
Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.
Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.
Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.
;-D
Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.
Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.
On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.
Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.
Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable.
Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.
Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.
Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.
Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.
Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.
Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.
Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.
La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.
Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.
Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.
Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.
Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.
;-D
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