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samedi, juin 09, 2012

ALEXANDRE ET LA BOULANGÈRE - UNE FABLE

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* Hey, Anne la boulangère, comment ça se fait que le Sandrine repart avec son pain, et que vous n'en n'ayez pas à me donner ce matin?

-- Parce que je n'en n'ai plus les moyens, mon jeune Alexandre. Vois-tu, je suis seule à la boulangerie, et à la porte, il y avait Sandrine, qui voulait acheter son pain, et toi, avec neuf de tes amis qui voulez votre pain quotidien gratuitement. Je ne suis plus capable de cultiver mon blé et de faire tout ce pain en même temps. Je ne suis plus capable de moudre mon blé et de faire tout ce pain en même temps.

* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.

-- Je ne suis plus capable d'aller chercher la farine à la remise, et de faire tout ce pain en même temps.

* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.

-- Je ne suis plus capable d'aller chercher l'eau à la fontaine et de faire tout ce pain en même temps.

* Oui, mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain. Sandrine a eu le sien.

-- Sandrine a eu le sien parce que je suis obligée de faire moins de pain, et elle a payée pour le sien.

* Elle est bien chanceuse, Sandrine, parce qu'elle travaille aux champs. Mais c'est pas mon problème, ça. Moi, je veux mon pain.

-- Je vais te proposer un marché, mon jeune Alexandre: si tu vas aux champs ce matin, et que tu récoltes mon blé avec Sandrine, je vais te donner ton pain.

* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le champ est bien trop loin!

-- Qu'à cela ne tienne, mon jeune Alexandre: si tu vas au moulin ce matin, et que tu mouds mon blé, je vais te donner ton pain.

* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Le moulin est tout en haut de la côte. Je ne peux pas monter cette pente. J'arriverais en haut trop épuisé pour moudre ton blé.

-- Alors, mon jeune Alexandre, va à la fontaine, ici, à côté de ma boulangerie, et rapportes-moi l'eau pour faire du pain.

* Tu sais bien que je ne peux pas, boulangère. Cette eau est tellement froide qu'avec mes doigts gelés, je ne pourrai plus couper mon pain pour le manger.

-- Écoutes, mon jeune Alexandre, si tu refuses de mette la main à la pâte, tu n'auras pas de pain aujourd'hui.

* C'est ainsi que tu l'entends, Anne la boulangère? Alors, tu vois là-bas, Francis, le maçon, et André le charpentier, et Jacques, le laitier? Tu les vois venir vers ta boulangerie pour y acheter leur pain?
Eh bien, moi et mes neuf amis, nous allons nous asseoir sur la route, et leur bloquer le chemin, à eux et à tous les autres¸ qui voudront payer pour ton pain. Et nous allons bloquer l’accès à ton champ, et Sandrine ne pourra plus s’y rendre pour récolter ton blé. Et nous bloquerons l'accès à ton moulin, et à ta fontaine.
Et nous ferons cela jusqu’à ce que tu nous donnes ton pain!

Devant cette situation, Anne la boulangère céda, et donna un pain au jeune Alexandre, et à ses neuf amis.
Mais le lendemain, quand le jeune Alexandre et ses neufs amis se présentèrent pour leur pain gratuit, la boulangerie était fermée.

Sur la porte, on lisait cet avis:
Pendant que certains croient encore au miracle perpétuel de la multiplication des pains, d'autres comprennent que la boulangerie n'est plus capable de fournir à la demande et a besoin d'une réingénierie... Morale de l'histoire? Les miracles, ne les exigez pas, mettez plutôt la main à la pâte et contribuez-y!!!
- Anne, l'ex-boulangère
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;-D

mercredi, février 15, 2012

OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!

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OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
Remarquez-vous le sol qui tremble?
Percevez-vous l'air qui frémit soudainement autour de vous?
Sentez-vous cette odeur de souffre et de feu bouillonnant?

OYÉ! OYÉ! GENS DE QUÉBEC!
Entendez vous ce vrombissement assourdissant qui couvre la Ville?
Est-ce un train qui déraille?
Est-ce un avion en difficulté?
Est-ce le tonnerre qui s'abat sur Québec?

PRESQUE!!!!

En fait, c'est le maire Labeaume qui pette sa coche.
Et qui cherche un coupable à ce fiasco.
Malheureusement, il n'y a pas de miroir à sa hauteur dans son bureau...
 
Site de l'amphithéâtre : le coût de la décontamination trop élevé

http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/02/15/008-amphitheatre-site_cout-decontamination.shtml












;-D

mardi, février 14, 2012

HEY! TEACHERS! (Tell me I'm wrong, Joe!)

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It's funny. The only real opposition to the idea of offering intensive English courses for Quebec grade six students comes from the teachers themselves and their unions and associations, such as the Fédération autonome de l'enseignement (FAE) and the Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).

Funny indeed.

While a large percentage of the population agrees with the project, including parents associations (La Fédération des comités de parents du Québec - FCPQ), unions and teachers' guilds claim their opposition.

Now, why would that be?

Laziness?
Nah! The majority of Quebec’s teachers are anything but lazy. They work hard, sometimes in very difficult conditions.

Why, then, besides blindly obeying their unions’ directives, would they decide to fight this new program?

Could it be because most teachers in Québec do not speak fluent English themselves?

Remember, since 1976, when a Parti québécois government was elected, speaking English in Quebec has been seen as unimportant, even a nuisance to our cultural environment.

Many of today’s teachers are part of that generation. Over the years, did they learn enough English to efficiently teach it?

In other words, how many 6th grade teachers throughout Quebec can handle English sufficiently to be able to teach it adequately?

And how many of them could teach their own specialty in English?

Now, with a good book in front of you, you can fake knowing history.
You can fake knowing 6th grade mathematics.
You can even fake knowing French grammar.
But in front of 20 bright students, you can neither fake speaking English nor can you fake teaching it.

For sure, the Charest government bears a huge responsibility in this upcoming mess. No one at the ministère de l’Éducation seems to have thought about the teachers’ ability to teach their subjects in English.

But the unions are no better, for they never gave us the real reason for their resistance to change.

Hey! Teachers! Go on, say it: «We don’t want to teach it because we can’t speak it!»

Come on, tell me I'm wrong, Joe!













;-D

samedi, décembre 03, 2011

Le sommet national des indignés de Québec - 3 décembre 2011

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Notre crainte, en arrivant sur place, c'était d'être incapable d'avoir une vue d'ensemble, vu que nous n'avions pas de lentille "grand angle".
Ouf!
Nous avons pris les photos à partir de la voiture, sans débarquer.
On ne voulait surtout pas les «INTIMIDER»!





























-- Une chance qu'ils ont l'arbre pour les protéger des intempéries












-- Devant le symbole des riches à craquer, le Château Frontenac. (Chauffé, éclairé, avec toilettes)

;-D

mardi, novembre 15, 2011

S’INDIGNER, ÇA COÛTE RIEN

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C’est décidé. Je m’indigne. Y a pas de raison de manquer une aussi belle occasion de réduire mes dépenses.

Je vais me trouver une cause. Des causes. Une multitude de causes.

Je vais me trouver du logement à prix très, très modique.

Je vais me procurer une tente et je vais la planter dans un parc public, en plein centre-ville, près de tous les services.  Avec des amis. Une  tente à gauche de la mienne. Et une autre tente à gauche de l’autre tente. À gauche, toutes. S’indigner, ça coûte rien.

(Une cause, si vous  me le demandez : Les vélos. C’est beau, un bycique.)

Je vais me brancher sur l’électricité du locataire actuel. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : Les banques. Elles font trop d’argent, et moi, pas assez.)

Je vais m’équiper de bonbonnes de propane et d’une cordée de bois de chauffage. Je vais faire comme en forêt, mais en plein centre-ville. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : L’environnement. C’est à la mode. Une valeur sure.)

Je vais courir les kodaks pour montrer que je fais pitié, et les gens vont venir me nourrir, comme un pigeon. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : Les frais de scolarités (même si je ne fréquente plus l’école depuis l’époque de René Lévesque.)

Je vais utiliser les toilettes publiques du stationnement public. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : L’argent. Y en a trop ailleurs, et pas assez dans mes poches.)

Je vais inviter une grande centrale syndicale à venir sur mon site pour y intimider les négativistes qui refusent de m’appuyer. S’indigner, ça coûte rien. Pas plus que le recrutement.

(Une autre cause, si vous me le demandez : dénoncer le gouvernement, pour tout et pour n’importe quoi. C’est toute de leur faute.)

Pour faire encore plus pitié, je vais accuser les méchantes radios-poubelles de tous mes maux, y compris inventer un incendie criminel et les en accuser. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : le transport en commun. Comme ça, j’use moins la BM de ma mère)

En bout de ligne, je vais me retrouver logé, nourri, éclairé et chauffé pour pas une cenne. S’indigner, ça coûte rien.

Quand les pompiers vont débarquer pour vérifier l’état des lieux, je vais les accuser de harcèlement. S’indigner, ça coûte rien.
Quand les policiers vont débarquer pour vérifier la sécurité des lieux, je vais les accuser de brutalité policière. S’indigner, ça coûte rien.

(Une autre cause, si vous me le demandez : le logement social. Mais dans mon cas, c’est plus un problème. J’ai toute gratos. Au nom de la démocratie.)

Quand les autorités vont me demander de rendre l’espace public que j’occupe aux citoyens,  je vais accuser le maire de tous mes problèmes et le traiter de tous les noms. S’indigner, ça coûte rien.

Et quand les médias vont me demander «quesse-tu revendiques?», je vais dénoncer l’écart grandissant entre pauvres et riches, au profit du 1% des gens les plus fortunés, l’aide financière publique récemment octroyée aux banques. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de chômage, l’appauvrissement relatif de la classe moyenne, et la baisse du prix des maisons. Et je vais dénoncer l’augmentation du taux de pauvreté, la hausse faramineuse du coût de l’assurance-santé, la croissance phénoménale de la dette publique. (Et je vais remercier au passage Éric Duhaime, l’ami de tous les Indignés, pour cette liste exhaustive que je n’aurais pas su élaborer moi-même).

Après tout, s’indigner, ça coûte rien.










;-D

samedi, octobre 15, 2011

TAGUEULE.COM

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Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com
Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com
T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com
Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com

Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com
Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com

Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

http://lesanalystes.wordpress.com/2011/10/13/tagueule-com/#more-5001











;-D

jeudi, octobre 06, 2011

POUR QUI SONNERA LE GLAS?

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Ça ne va pas bien pour les syndicats.

À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député conservateur de South Surrey - White Rock - Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l'utilisation précise qu'ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n'est qu'une formalité, même si le NPD s'est dit contre le projet avant d'en avoir pris connaissance.

Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d'œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier et leurs revenus, et leurs dépenses.

Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.

La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.

Le projet de loi 33 vise « la mise en place d'une série de mesures concernant la référence de la main-d'œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.

Et les travailleurs qui souhaitent changer d'allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste "ou par un autre moyen déterminé par le gouvernement".

Bien d'autres changements sont prévus à cette loi, mais on devine déjà que quelques centrales syndicales ont commencé à monter aux barricades. La FTQ-Construction, entre autre, lance un appel à la mobilisation. On entend mettre « tout en œuvre pour barrer la route au projet de loi ». On s'y dit convaincu qu'une fois qu'on aura informé les membres, ces derniers vont supporter les dirigeants de la centrale et partiront en guerre contre les deux gouvernements.

À Ottawa, la lutte risque d'être stérile devant un Harper majoritaire qui recule rarement, sinon jamais, devant l'opposition.

À Québec, on est plus chatouilleux. Les syndicats y règnent en rois et maitres depuis des décennies. Il sera intéressant de voir jusqu'où la ministre Thériault est prête à aller pour respecter ses engagements, et encore plus intéressant de voir quelles méthodes les syndicats vont employer pour protéger leurs acquis.

Le député conservateur Hiebert était ce matin en entrevue à l'émission Maurais Live, sur les ondes de la station CHOI RadioX, de Québec. Il y a révélé qu'un sondage récent dit que plus de 95% de la population canadienne désire que les syndicats fassent preuve de transparence et ouvrent leurs livres. 95% de la population, ça signifie que beaucoup, beaucoup de travailleurs syndiqués souhaitent que les centrales qui les représentent se modernisent, et vivent au rythme du XXIe siècle.

Le syndicalisme est attaqué cette semaine de toute part.
Un front s'est ouvert à l'ouest, et un front s'est ouvert à l'est.
Les coups viennent de gauche comme de droite (de la gauche comme de la droite?).
Et les centrales entendent riposter.

Il y a cependant un inconnu sur l'échiquier :
Et si Jean-Marc, soudeur syndiqué, souhaitait un vote secret?
Si Charles, tireur de joint syndiqué, désirait qu'on mette fin au placement syndical?
Si Diane, opératrice de machinerie lourde syndiquée, voulait savoir à quoi on utilise ses cotisations?

Et si finalement les centrales syndicales se trouvaient confrontées à une brutale réalité?
Si leurs propres membres leur rappelaient que le respect de l’individu leur tient plus à cœur que la culture du secret, plus à cœur que les discours vides, plus à cœur que l’inefficacité érigée en système?

Et si, malgré tout ce qu'on pense des syndicats, on pouvait avoir confiance en la lucidité des syndiqués eux-mêmes.

Méfiez-vous, messieurs et mesdames les dirigeants et dirigeantes de centrales syndicales.

Jean-Marc n'a plus envie de vous écouter.
Charles n'a plus envie de vous appuyer.
Et Diane en a marre de vous suivre aveuglément.

Le glas est sur le point de sonner, et ce sont eux qui vont tenir le marteau qui le fera vibrer. Le marteau, c'est naturel : ce sont des syndiqués. De la construction!
















;-D