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samedi, mars 06, 2010

Une seringue dans les draps, ça justifie votre rappel, Dr Toyoya

* * *
Comme vous le savez, j'ai passé bien près de perdre ma conjointe au cours des derniers jours. On l’a sauvée de justesse (c'était une question de quelques heures à peine) et j'en remercie le personnel de l'hôpital.
Mais ces 17 longues journées m'ont encore une fois (souvenez-vous de mes 20 heures à l'urgence) permis d'observer la malheureuse déchéance du système du ministre Bolduc.

Tout s'est relativement bien déroulé à l'urgence. Comme j'ai pu le leur faire admettre lors de ma visite précédente, il n'y a qu'un seul médecin de garde la nuit, il suffisait donc d'arriver en après-midi, alors qu'ils sont trois, pour avoir la quasi-certitude d'avoir des soins. Arrivée vers 17h30, vu le médecin à 22 heures.

Puis deux jours d'examens, suivis d'une opération d'urgence (mauvais diagnostic initial), de trois jours aux soins intensifs, et le reste du temps dans une chambre «normale» pour récupérer, avec des hauts et des bas, et quelques alarmes de dernière minute.

Cependant, voici quelques-uns des événements impardonnables qui se sont déroulés durant le séjour de ma conjointe :

PERSONNE N'A PU M'EXPLIQUER pourquoi, après qu'on lui ait installé un tube spécial dans l'estomac, et qu'elle ait réagit violemment, vomissement et tout, on nous disait que c'était normal. Cependant, quand une autre infirmière est arrivée, 10 minutes plus tard, elle a constaté que ce n'était pas normal du tout, et que si on ne retirait pas le tube immédiatement, on allait perdre la patiente (ma conjointe) dans les prochains instants. On a par la suite pu finalement les faire admettre que le tube ne question avait été mal installé. Personne ne s’en était aperçu, et personne ne réalisait la gravité de l’erreur.

PERSONNE N'A PU M'EXPLIQUER pourquoi, à chaque jour, quand un médecin venait vérifier la fiche de ma conjointe, il se plaignait qu’on n'avait omis d’inscrire sa dernière température, ou sa dernière tension artérielle, ou pire, l’heure exacte de sa dernière dose de morphine, et la quantité administrée. Quotidiennement. Si c’était pas une chose, c’était l’autre. Le docteur était en furie.

PERSONNE N'A PU M'EXPLIQUER POURQUOI ON A RETROUVÉ UNE SERINGUE (PROPRE) dans les draps de ma conjointe alors qu'on changeait la literie! Personne ne s'était aperçu qu'il manquait une seringue!

PERSONNE N'A PU M'EXPLIQUER pourquoi, alors que le plancher était plein de verre cassé, suite à la chute d'un vase à fleur, il a fallu 6 heures pour qu’on vienne nettoyer le plancher et enlever les morceaux de verre brisé! Le vase est tombé par accident à 18 heures. Il a d'abord fallu prévenir le préposé aux bénéficiaires à trois reprises. Il est venu à intervalles de 30 minutes, à trois reprises, pour dire qu’il prévenait les gens d'entretien. À 20 heures, il est revenu avec une serviette. L'entretien lui avait dit qu'ils ne ramasseraient pas le verre brisé tant que le plancher était mouillé! Je vous rappelle que son job, c'est de s'occuper des patients, pas de l'état du plancher. Il a dont essuyé du mieux qu'il a pu, en mettant une table sur roulette devant le verre pour éviter qu'un médecin ou une infirmière ne se blesse an donnant les soins à ma conjointe. On a finalement envoyé quelqu'un ramasser le verre tranchant vers minuit. Six heures plus tard. Entretemps, une infirmière était passée, et nous avait raconté que c'est rendu débile au niveau de l'entretien. Il y a un gars qui peut laver le plancher des toilettes si ce sont des traces de pas mouillés ou de la saleté «ordinaire». Mais si ce sont des excréments, c'est un autre gars qui est habilité à laver. Il y a un gars pour le plancher, mais un autre gars pour les murs de la salle de toilette. Il y a un gars pour le lavabo. Il y a un gars pour l'intérieur de la cuvette, et un autre pour l'extérieur (le gars qui lave  les excréments sur le plancher, j'espère).

Même l'infirmière a admis que ces folies dans la convention  syndicale représentent une lourdeur excessive pour le système, et entravent leur travail, qui consiste à donner des soins et à sauver des vies.

Je pourrais vous en conter ainsi pendant toute la soirée, et pourtant ma conjointe n'a séjournée à l'hôpital que pendant 17 jours.

Si vous voulez, j’irai dire en personne à Bolduc qu'il doit lever les feutres!
Il est temps de rappeler le Dr Toyota!










;-D

1 commentaire:

Patrice a dit...

C'est complètement hallucinant de constater tous ces préposés uniquement pour faire le ménage. Moi je me demande quel maudit crétin a accepté de telles règles? Ça c’est dans tous les établissements de santé et on se demande pourquoi ça coûte cher. Y a juste le gouvernement québécois pour accepter ces règles loufoque.